Batifole moi le corps, encore !

article n°1/539 - catégorie : un peu de musique - le 30/04/2008 à 14:16

Et la barbe,

les ongles, les cheveux, les cuites, les misères, les incroyables, improbables, les oncs, ad vitams, les oublis, les rappels, les temps... chimère, (pouce) poussent, poussent, dérangent, imposent, merdent et saoulent. À la cuite, bien venu. Et que dire des - sur le carreau - ? Restent là - las - à demeure - et certains. Associable proclamé, sans idées et sans être, juste pour dire, justifier - puisqu' - rien à penser. J'ai oublié de vivre comme les autres, ai remisé mon empathie au rayon des horizons perdus. Bah. Oui. sale con depuis toujours, je frime et m'élève sur la conscience des - amours de moi -... Je hais les autres, je me hais et je bouscule les aprioris humanistes et puants d'un monde constitué de connards chiés, chiants, et surtout chiards, jamais sortis du cul de leur mère, vraiment. Je constate, au réel, que la conscience de soi s'arrête là où la psychose emporte et porte l'idée d'un homme clair et concis, un peu con, un peu loi, un peu chouchou-loulou, un peu qui regarde loin, un peu qui regarde près. Peu importe, la tâche être. Même les mots puent du cul, et sans sujets, sans âmes, véhiculent mon sous-moi. À l'ombre de rien accouche, comme d'hab, d'indifférent, et me ruine en - j'ai l'air. Aujourd'hui, je suis drôle, personne ne le remarque, me moque rit et console mon triste parce que des fois à la louche je remets une couche de je-ne-sais-pas j'aime bien l'apriori qui condamne et qui leurre qui imagine le pire quand je vis le meilleur. Le meilleur ? La farandole ? La ronde des jocondes... La pyramide à vif. Et merde pour qui au fait ? J'aime tout le monde, m'en fait peu pour tous les miséreux, pauvres en cervelle, en dieu, en alcool ou en l'air.

article n°2/539 - catégorie : mes idioties - le 18/04/2008 à 13:03

mars

attaque ?

article n°3/539 - catégorie : mes idioties - le 27/03/2008 à 13:05

en passant

Cette page s'abandonne, prend la poussière et fane : je travaille de nouveau, peut-être pas très longtemps, mais bien loin de chez moi.

De retour ce week-end pour 2 jours de l'amour. N et moi, quelques heures. Je vais la réveiller d'un baiser sur le cœur.

article n°4/539 - catégorie : mes idioties - le 09/02/2008 à 12:24

À l'à venir d'un monde que je crois dur comme faire.

Je mesure aujourd'hui ce qui me rend témoin d'un passé oublieux, oublié de l'histoire. J'ai tellement espéré me rappeler des jours tendres que j'ai tranché à cœur. J'ai coupé les cordons, j'ai rompu les amarres, j'ai essuyé tempêtes, vilenies, malveillances. Un contre un, et puérile, et combat, et superbe, à l'assaut de mon laid.

Et tant est moche parfois.

Malade de cœur et d'âme, mélancolique vieillit, à l'affût d'autres fois. Comme il errait, comme il serait, comme il était. Une foi.

Le monde rassure les autres.

Je vais bien. Je picole au souvenir, trop souvent. À l'avenir, plus rarement. À maintenant, oui maintenant. J'aime ces secondes qui illuminent, allument, outrepassent et désertent. Ces temps de rien, vivants, imbéciles, volontaires, qui me font croire vraiment. Des temps de liberté ou je suis sûr de moi, perspicace et actif, j'ai cette idiotie là. Amène, délibérée, contingente, fantaisiste.

Je reconstruis mes rêves

Des choses à ne pas dire. Quelle censure pour quel type ? Je peux aller jusqu'où ? Et quelles sont les limites ?

Des questions, des réponses, des lésions, des entorses.

Oubli, suggestion. Rappel. Équation ? Des livres et une fenêtre, connaissance, ouverture et croire et laisser croire. Un jour viendra peut-être ou comme l'arbre du désert ou comme l'agora vierge ou comme le joueur pendu, j'érigerai des fantômes, des réussites de faits, d'actes et de naissances, des aisances d'avenir, des essences d'existir.

Comme un refus de soit.

Bah oui, parfois, la tricherie manifeste arrête et pause l'absurde. Pas si futé qu'il soit, pas si malin qu'il n'est, pas si naïf que ça. Le constat est d'aujourd'hui, entre désir et frustration, à l'écoute d'envies inavouables, inavouées. La tragédie se pose quand la vertu, vicieuse, délibère le venin.

D'amour et d'empathie, de restes de dévotion.

article n°5/539 - catégorie : mes idioties - le 13/01/2008 à 13:51

du zéro absolu à l'infini zéro

Comme un renvoi glacé de mon image fanée, je n'ai plus cette aisance, cette essence du mot juste. Mes ressentis s'égarent et se cherchent au normal. Et le grand vide s'installe. Et je m'ennuie tellement. Englué, balivernes, banalité, querelles. Rien ne domine, rien ne sous tend et tout est linéaire. Je veux rentrer chez moi et vivre auprès des miens, je veux revoir mes lieux, saluer mon quotidien. Je n'aime pas mon ici. Je m'y vois inutile. Je m'enferme et me perd. À ne plus savoir qui je suis, je rejette sur autrui cet - hors-de-moi - fantôme et ressasse conjectures. Inadapté de cœur, inadapté de corps et totalement immuable. Trop long temps d'endormis, trop long temps d'entretien d'un passé qui poursuit. Et rattrape et épuise. Mes clichés sont solides. Je reproduis sans cesse ma même hantise du loin et accuse et condamne. Je me vois me changer, métamorphose hideuse, devenir ce sale con au combien détestable. Je me vois mal-aimant, obscur et rugissant, accusant et déviant. Je ne m'aime pas, je fais peur à ma tête et j'obscurcis mon âme. Entre médicaments, alcools et faux-semblants. Ivresse pour passer le temps, inhibiteur sélectif pour passer le malade mais rien ne passe vraiment. J'ai toujours mal un peu, de crise en rémission, de pis en mal-en-mieux. Et tous ces espoirs vaincs qui s'écroulent à la seconde, ces moments ou je crois. Avenir à dessin, à venir le meilleur, à penser revenir. L'abandon si terrible est de ma faute à moi, je me soustraie tout seul. Je m'ôte des équations à multiples connus et le putain de X n'a plus d'adresse connue. Je fuis le soutien d'autres et dédaigne et cynique, je m'insurge en minable et détruis le construit. Je ne veux rien créer et je suis bon à rien. Je ne veux rien faire durer. Je veux souffrir encore et sacrifier ma vie, la pourrir et la taire. Et demain, je pleurerai, complètement ivre-mort, dans un caniveau loin qui rira à ma peine. La faillite annoncée d'une vie à tout péter. Mon sang dans les égouts, mon cœur dans le dégoût.

article n°6/539 - catégorie : mes idioties - le 20/12/2007 à 17:06

une saison en enfer

Et décembre s'annonce, et suit un novembre dissonant.

Entre deux eaux toujours et encore engourdi. Et plus envie d'écrire pour le moment. Le plaisir est enfui.

Plus vraiment de saveurs quand les mots ne viennent plus. Je tourne en rond ici, je tourne en rond ailleurs.

De lassitude émue.

article n°7/539 - catégorie : mes idioties - le 05/12/2007 à 00:56

Dans la steppe (1954-2007)

"Si tu ne cours pas
C'est le froid qui t'endormira
Et si tu ne t'arrêtes pas
C'est le souffle qui te manquera
Et la mort
Te prendra
Sans savoir que tu n'y croyais pas
La neige
Lentement
Couvrira ton corps raide de froid

Ne pleure pas
Il ne faut pas
Car l'eau de tes yeux gèlera

Il faut croire
Jusqu'à la mort
Que l'inespéré viendra encore"

Les Rita Misouko - Rita Mitsouko - 1984

article n°8/539 - catégorie : les mots des autres - le 29/11/2007 à 17:19

Inutile

Donc indispensable ?

article n°9/539 - catégorie : mes idioties - le 07/11/2007 à 10:13

L'Ombre du vent

"Les mots avec lesquels on empoisonne le cœur d'un enfant, par petitesse ou ignorance, restent enkystés dans sa mémoire et, tôt ou tard, lui brûlent l'âme."

Carlos Ruiz Zafón - L'Ombre du vent - 2001

article n°10/539 - catégorie : les mots des autres - le 27/10/2007 à 14:13