
Synapscape - So What - 1999
"it is a tale told by an idiot, full of sound and fury signifying nothing."
Inspirer. Regarder, gouter, sentir, toucher, entendre. Dehors l'orage gronde, le sentir dans ma chair. Et ne plus dériver. Loin des peurs, loin des pleurs, expirer. Hors des lieux mystérieux où rien ne bouge jamais. Sur cette terre pas d'immuable. Jamais. La route est déserte à cette heure de la nuit et la fenêtre close. L'ouvrir en grand, ressentir le tonnerre. L'esprit est endormi, seuls les sens s'activent à l'unisson de rien. Ne pas me compromettre, ne rien imaginer. Laisser faire cet orage, pouvoir l'apprivoiser. Mais je ne suis pas de l'étoffe dont on fait les héros, non, vraiment pas. Je n'ai pas la prétention de snober l'univers. Couard, faible et sans art. C'est juste que je ne dors pas, je me prend à rêver.
article n°91/562
le 06/10/2006 à 19:19
un peu de musique

Synapscape - So What - 1999
article n°92/562
le 05/10/2006 à 23:22
mes idioties
Toujours rien...
article n°93/562
le 28/09/2006 à 23:15
mes idioties
Plus tard, beaucoup plus tard, plus loin, beaucoup plus loin...
Dans un vieux bistrot perdu au bout d'un port, là où le gasoil des bateaux dessinent des arabesques sur la mer. Là où le goémon s'amoncelle. Là où des mouettes hurlent leur faim, quelques hommes discutent, de la bave séchée à la commissure des rêves.
Ils dessinent des cercles sur le comptoir. Ils regardent la mer de leurs yeux verrons. Ils ont le teint hâlé par des années de sel. Ils regardent leurs rafiots, vieux chalutiers rouillés.
Ils piétinent les cœurs de pauvres oubliés.
article n°94/562
le 25/09/2006 à 23:01
mes idioties
Des réveils aux aurores induisent du temps pour rien. Étonnant paradoxe du sommeil en absence. Si tôt déjà somnole. Au radar de semaines qui s'effacent à mesure. Il est bientôt quatre heures et mon train passe encore.
article n°95/562
le 18/09/2006 à 18:28
in the afternoon

article n°96/562
le 17/09/2006 à 21:19
mes idioties
Ce dimanche comme un manque... Un manque de gueule de bois...
article n°97/562
le 12/09/2006 à 22:52
mes idioties
Le désert envahie l'espace, les mauvaises herbes s'amoncellent, les mots jaunissent du temps qui passe. Les écarts grandissent, et les semaines se suivent. Je suis ailleurs. Et présent. Passages en anecdote, rien à dire, rien à lire. No comment arbitraires d'une fin d'été en -pente- douce.
article n°98/562
le 06/09/2006 à 22:25
mes idioties
La naltrexone est un antagoniste des opiacés. Elle agit par compétition stéréospécifique avec la morphine et les opiacés sur les récepteurs localisés principalement dans le système nerveux central et périphérique.
Administré seul, le produit a des actions pharmacologiques minimes : élévation modérée transitoire de la pression diastolique, baisse de la température, diminution de la fréquence respiratoire.
Le mécanisme d'action de la naltrexone chez le sujet alcoolodépendant n'est pas complètement élucidé. Il a été montré, chez des rats, que l'alcool entraîne une sécrétion d'opiacés endogènes qui met en jeu le système limbique. La naltrexone bloquerait ce phénomène de renforcement.
La naltrexone n'est pas un antidote et ne provoque pas de réaction de type antabuse en cas de consommation d'alcool.
article n°99/562
le 26/08/2006 à 23:22
mes idioties
J'ai eu soif...
J'ai bu.
Éternel recommencement, je multiplie les verres. Ivresse endormissement. D'alcoolique en chronique, en recherche d'artifices. Un monde dérivatif, une chimère idyllique. Alcool, ma pire amie. Et qui m'éloigne des autres, me ronge et me terrasse. Alcool, sordide compagne, déstructure et dérive. De boire-et-être-roi à boire-à-être-con, quelques années suffisent. Et j'ai... de la bouteille. Le gâchis consommé. Tant de revers de saoul, de hoquets malheureux, de fortunes englouties.
J'ai eu soif...
J'ai bu.
Et tout perdre à nouveau. Histoire répétition dans mes comas profonds. Et l'absence de souvenirs trahit mes lendemains. Mes cuites, mes décalages, à rebours de mes souhaits. Mes cuites, des mal-en-pis. Déjà tant de fois dis -stop- et pas su arrêter. Déjà tant de promesses aussitôt avortées. Je veux y croire encore et réguler enfin mon rapport à l'alcool. À consommer avec modération, leitmotiv en suspens. Je ne suis pas déjà prêt.
Abstinence.
Mon défi maintenant.
article n°100/562
le 19/08/2006 à 23:16
mes idioties
J'ai la nostalgie du temps où j'étais malheureux. Où, comme un triste sire, je pleurais sur mon sort. Je pleurais, tellement sûr, déshérité de l'amour. Et j'ai bu à tout rompre, mille excuses au compteur. La vie sans aucun sens, si ce n'est l'interdit. J'ai remué à l'époque. J'ai choqué mon paisible. J'ai dansé, maladif, sur des airs de déprime. J'ai pogoté mes larmes en hifi, mais sans bruit. Le casque, instrumental, le casque posologie. Le son en overdose d'hypocondries sournoises, et tenaces, et farouches, en procession de foi. J'ai changé de jamais, j'ai changé pour toujours.
Je ne suis plus malheureux. Dans l'atrophie mentale, et physique, psychotique, absurdie sans soucis. J'accorde et désaccorde, je stresse ou ne pas être. Je dérive en non-être.
Je tends des no-mans-and, des pièges de prépubères, j'invente des crises de risque. J'aime l'erreur et l'échec et le clash et la peur. Je flirte avec l'angoisse et la rupture me tente. Toujours sans concession, hors des sentiers sereins. J'ai l'espoir au dehors et ma tête reste ailleurs. Jamais ravi de rien, désespéré de tout, je continue mon pire. Monstre d'incongruité, je n'ai aucune pitié. J'intransige mon tangible, renforce mon caniveau, ma déroute en transit. Et je vieillis mon corps, mes rêves, mon utopie.
En complexé d'avance, mes excuses sont bravoures. Comme des restes bienfaisants. Je deviens innommable, je suis imprononçable. J'ai changé et je change. Pour un petit peu de mieux, j'ai multiplié le pire, complexifié mon cœur... Il a prit peur, tremblé, de pierre est devenu... L'armure est redoutable.
"Je n'ai rien à gagner, rien à perdre, même pas la vie, j'aime que la mort dans cette vie de merde, j'aime ce qui est cassé, détruit, j'aime surtout tout ce qui vous fait peur, la douleur et la nuit."
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Le 11 juillet 2004, jour de désœuvrement, quelque peu désorienté, je couchais mes premiers mots sur ce cyber-espace. Espace qui me ressemble, sans décors, artifices. Structuré, catégorisé, daté. Ces cadres-repères que je bouscule souvent évitent aux pauvres phrases de tituber de trop. Vascille, oscille, sinusoïde reflet de mon temps qui s'écoule. Y trouvé-je mon compte ? Écrire me plait assez. Oh, c'est bien inégal et sans fil conducteur. Espace semi-public au contenu privé. J'y écris mes peines, mes joies, mes émotions, mes goûts, mes sensations, mon vécu, ma vie. J'y cite des auteurs, présente de la musique. Les langues s'y mélangent. Internationalisation.
J'ai toujours pensé arrêter un jour anniversaire...
Peut-être vais-je continuer. Anonyme page personnelle perdue sur l'immense toile, coque de noix, radeau de fortune. Elle est un miroir dans lequel je ne me mire jamais. Elle est une trace, un souvenir, anecdotes d'existence. Sans consistance, sans rythme, sans valeur, sans recul. Elle reste encore et toujours cette histoire écrite par un idiot, pleine de bruit et de fureur qui ne signifie rien. Elle est un exercice, un arrêt sur image, une pause quotidienne. Un moment de détente, un instant d'analyse, un regard sur moi-même. Elle est moi et elle ne l'est pas. Elle est le moment ou je m'arrête. Elle est l'instant repli. Autodérision ? Autosatisfaction ? Autosuffisance ? Auto, auto, auto... 562 articles aujourd'hui. Mysanthropie.