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article n°71/562
le 09/05/2007 à 22:16
mes idioties

Comme un gout de revenez-y

On se complique en situation. Se déraisonne, incompréhension. On se déchire, se désespère. On se déçoit et s'exaspère. On s'aime d'un amour bizarre, absolu, absolument. On s'aime d'un amour intense. N et moi et connivence. On se quitte à l'absurdie et se pleure et se fait mal. Des mots échappent et frappent et ripent. Drôle de couple, duo pas banal. Passionnel, passionnellement.

Un je t'aime, à la folie, un peu, beaucoup, passionnément.

On s'alimente à nos envies, on se susurre des mots d'amour. On se cajole et se caresse. En attentions, délicatesse. Pas un jour où l'on ne se cherche, pas un jour où l'on ne s'éprouve. Un peu trop loin et de suite manque. On s'est entendu, on s'est connu, on est venu et on s'est vu. Et on s'est avoué vaincu. On s'est trouvé, dés le début, comme un gout de t'en-vas-plus.

Comme un gout de revenez-y. Et nous y sommes revenu.


article n°72/562
le 08/05/2007 à 13:09
mes idioties

Salut à toi

Salut à toi ô mon frère Salut à toi peuple khmer Salut à toi l'Algérien Salut à toi le Tunisien Salut à toi Bangladesh Salut à toi peuple grec Salut à toi petit Indien Salut à toi punk iranien Salut à toi rebelle afghan Salut à toi le dissident Salut à toi le Chilien Salut à toi le p'tit Malien Salut à toi le Mohican Salut à toi peuple gitan Salut à toi l'Ethiopien Salut à toi le tchadien Salut à vous les Partisans Salut à toi "cholie all'mante" Salut à toi le Vietnamien Salut à toi le Cambodgien Salut à toi le Japonais Salut à toi l'Thaïlandais Salut à toi le Laotien Salut à toi le Coréen Salut à toi le Polonais Salut à toi l'Irlandais Salut à toi l'Européen Salut à toi le Mongolien Salut à toi le Hollandais Salut à toi le Portugais Salut à toi le Mexicain Salut à toi le marocain Salut à toi le Libanais Salut à toi l'Pakistanais Salut à toi le Philippin Salut à toi l'Jamaïcain Salut à toi le Guyanais Salut à toi le Togolais Salut à toi le Guinéen Salut à toi le Guadeloupéen Salut à toi le Congolais Salut à toi le Sénégalais Salut à toi l'Afro-cubain Salut à toi l'Porto-ricain Salut à toi la Haute Volta Salut à toi le Nigéria Salut à toi le Gaboni Salut à toi le vieux chtimi Salut à toi Che Guevara Salut aux comités d'soldats Salut à tous les hommes libres Salut à tous les apatrides Salut à toi la Bertaga Salut aussi à la Banda Salut à toi punk anarchiste Salut à toi skin communiste Salut à toi le Libéria Salut à toi le Sri Lanka Salut à toi le sandiniste Salut à toi l'unijambiste Salut l'mouv'ment des Jeunes Arabes Salut à toi Guatemala Salut l'P4 du contingent Salut à toi le Shotokan Salut à toi peuple Kanak Salut à toi l'tchécoslovaque Salut à tous les p'tits dragons Salut à toi qui est keupon Salut à toi jeune Malgache Salut à toi le peuple basque Salut à toi qu'est au violon Salut à toi et mort aux cons Salut à toi le Yougoslave Salut à toi le voyou slave Salut à toi le Salvador Salut à toi le Molodoï Salut à toi le Chinois Salut à toi le Zaïrois Salut à toi l'Espagnol Salut à toi le Ravachol Salut à toi le Hongrois Salut à toi l'iroquois Salut aussi à tous les gosses Des îles Maudites jusqu'à l'Ecosse Salut à vous tous les zazous Salut à la jeune garde rouge Salut à toi le peuple corse Salut aux filles du Crazy Horse Salut à toi la vache qui rit Salut à Laurel et Hardy Salut à toi peuple nomade Salut à tous les "camawades" Salut à toutes les mères qui gueulent Salut aussi à Yul Brunner Salut à toi l'handicapé Salut Jeunesse du monde entier Salut à toi le dromadaire Salut à toi Tonton Albert Salut à toi qu'est à la masse Salut aussi à Fantomas Salut à toi Roger des près Salut à toi l'endimanché Salut à tous les paysans Salut aussi à Rantanplan

Sois le bienvenu.


article n°73/562
le 06/05/2007 à 22:17
mes idioties

2007 hardcore

Bleu, rose ? Couleur indéfinissable. Un champs d'un autre ton. Perdu entre les jaunes, vifs, envahissants, et les verts circonspects, on était là avant. Un champs. Myosotis ? Non. Plus grosses fleurs. Un champs de marguerite ? Un champs d'une belle couleur. Un champs de fleurs sauvages dressées pour oublier. Domestiquées, insectisées, et ogéaimiséees. Un champs de fleur à vaches. Aliments pour bestiaux. Ers cérébrés. En trois lettres hors dico. Qui montre ses couleurs, bleu et rose, mélanger. Erratum de l'année. Lutins, nous aurions pu lutter, d'autres lutteront. Mutins, nous aurions pu Muter, d'autres muteront. Lutinerie avouée. Puissent les vacances rester. Mutinerie avouée, un yatch karcherisé.


article n°74/562
le 26/04/2007 à 17:43
in the afternoon

Guernica - 26 avril 1937

Guernica

Guernica - Huile sur toile - 7,82 X 3,51 mètres

"J'ai toujours cru et crois que les artistes qui vivent et travaillent selon des valeurs spirituelles ne peuvent et ne doivent pas demeurer indifférents au conflit dans lequel les plus hautes valeurs de l'humanité et de la civilisation sont en jeu."

Picasso peignant Guernica

Pablo Picasso


article n°75/562
le 15/04/2007 à 21:09
mes idioties

Des fleurs de pissenlit.

Croitre, multiplier. Assurer descendance. X 2, X 10, X 100. L'artiste renégat aura peur de l'oubli et peindra des millions de consciences inutiles. Dispersées. Et d'autres s'intéressent et relèvent les défunts. Et les font exister à travers 3 X rien. Peut-être suffira-t-il d'un semblant de précieux, d'un fond de concevable.

Un vague souvenir suffit. Et réveille le passé, et ressuscite. Existe. Est immortel qui sait se fondre dans l'abstrait des entités rêveuses des cerveaux à venir et réfléchir assez, au lendemain de fête, à cette étendue triste d'esseulés dans les seigles.

Savoir encore, ce soir, que l'âme se déroute, à l'écoute d'outre-tombe.

On nait de rien, on n'est de peu, on est, de rien... On nait... De peu.

L' histoire en majuscule nous construit en réel, nous battit, et certain. Et forme nos invincibles. On sent le reliquat, et plus indifférents, les terres sont coutumières, les ancêtres cohérents. Ils vivent comme de vieux mûrs respirent leurs fantômes, nous sommes leurs architectes.

Des fleurs de pissenlit.

Croitre, multiplier. Assurer descendance...


article n°76/562
le 31/03/2007 à 00:56
mes idioties

L'être à l'aimer

Des mots que je ne sais dire. J'accumule des "non-riens". - À quoi tu penses ? - À toi, à nous, à rien. - Le soir nous voit courtois, discussion anodine quand le silence ne pèse. Télé troisième personne, télé entre nous-deux. Télé rend respirable. - Je suis fatigué. - Qu'est-ce que tu veux manger ? - Ça a été ta journée ? - Intérêt sauve-qui-peut. Et qui rompt le silence.

Reste des caresses, tendresses, gentillesses... De gens civilisés. Un peu de sexe, encore, quelques fois dans l'année.

Je suis frustré de ce qui ne nous arrive pas. Le désir que t'enfuies. Et l'envie que t'enfouis. Et tu dis que tu m'aimes, alors sois polissonne, réveille moi mutine, et coquine, étonne moi. Je ne te souviens plus, sauvage, déshabille moi. Je ne te souviens plus, délirante, carnivore. Érogène, dévorante.

Une mauvaise passe qui dure, de trop en trop longtemps. Et l'impatience guette, et l'espérance s'émousse. Projets qui s'abandonnent, en pause de déception, projets qui disparaissent, en cause nos perceptions.


article n°77/562
le 23/03/2007 à 19:03
mes idioties

Sursités affinitaires

Et les mois se suivent... Et les jours se troublent... Et les nuits se cherchent. Toujours en instance... De départ ? Sursitaire...

Sur ce, taire le temps qui passe. Impairs et manques... Je suis prévenu, je sais. N, ta volonté faite mienne, et je te fuis à dessein, et je te reste en vain.

Quitte moi, il faut m'oublier, tout peut s'oublier.

Et n'en parlons plus.
Et ne nous voyons plus.
Et ne plus...
Si affinités.


article n°78/562
le 27/02/2007 à 01:13
mes idioties

Faits vrillés

En-bas, glauque attitude, persévère dans l'erreur. Méchant, violent, aigri. Ma liberté bafouée et je replonge, borné. Au désespoir d'une vie toute sourire et béate. Je n'en veux pas. Quotidien à l'expert, m'exaspère. Unité spéciale, judiciaire,Manhattan, n'en ai que faire, m'élude. J'ai hâte d'un autre choix... Qui me verrait peut-être. Misère à paix tranquille. J'ai l'absurde vide. Je fond de gentillesse.

Je suis un méchant. Je n'aime personne. Tous. Je me moque. Tous. Je vous plaisante et nargue et me moque et rigole. Rire.

Je ne devais pas revenir... Presque juré-promis... Un au-revoir officiel !

Et je ne compte pas me rendre. Liberté réveillée par 43 degrés. Picoler seul ennui. Je manque de bitures sociales. De ces moments de liesses, soulards à l'arraché, rencontres de breuvages, je remets ma tournée. Connard, poing sur la gueule, connard, point sur les i, connard... Je saigne... Arcade (en feu)... que je n'écoute même pas.

Comment dire...

Des fois. Des lieux. Des dates. Souvenirs ? Bousculade. Brouhahas de non-dis insérés à tout-va. Comme un oblige exprès. Et comme un rappel rien. Succédanés de mondes qui modèrent et digestes. Un trop peu de pouvoir. J'oblige et manifeste, je ploie et laisse croire. J'ai.

Un tangible mal écrit pour des rimes à veaux-l'eau. Ainsi soit mal-habile. Peu importe. Peu importe. Si tant est qu'il. Plus de souffrances émues, plus de douleurs aigües...

Bah... Des restes.

Rupture, pas loin, ma foi.

Comment dire. Je souffre de la souffrance que je n'ai pas. J'en ai rien à faire de ce que je devrais en avoir à faire. La rupture ne m'angoisse pas. Demain, peut-être seul, et pleurant, me fait rire. Ce soir ne m'angoisse pas. À l'alcool permanent, demain, je voudrais croire, délibéré sans peine, ce n'est pas elle que j'aime. Je la crois volontiers, et me croix volontiers. Je m'écorche les poignets. Rire.

Souffreteux... Doux euphémisme pour une tirade à sang, à cœur, à âme, à dia. Toujours à me fléchir, me distraire en complexes. Les soirs, tendu d'avance, je déverrouille ma hargne, libère, énergie conscrite, disciplinée, succédanée d'aisance. Hurle. Je souffre des suffisances que j'ai trop ignorées. Complaisant d'autres mondes, je me plais à moquer.

Mea culpa, je suis une larve, adore. Je love mes mille pattes au recoin des malus. Je sais tout, insipide, comme tout est sait de moi, rien n'échappe et tout être. À l'invincibilité, répond l'absurdité, à l'universalité, répond l'absurdité, à l'imbécilité, répond l'absurdité, à l'absurdité, répond l'ignominie... Qui se pointe, à tire d'aile...

L'horreur connait la zone

Et le monde se dissipe, en quatrains asservis... Nostradamus traduit et tout est joué d'avance. Je n'ai pas lieu de m'en faire. Mon monde déjà conscrit, je saurais ou me perdre...

Je ne dis plus au revoir.


article n°79/562
le 17/01/2007 à 22:16
mes idioties

Au revoir.

Des lieux déserts. Où je ne viens plus. Lassitude et temps perdus. J'ai failli cet ici. Manquée, persévérance. J'ai cru écrire, écrire, écrire, écrire encore. Et puis j'ai arrêté. Sans raisons, comme ça, comme j'avais commencé.

Des lieux déserts, inhabités, hostiles et silencieux. La musique n'est plus. Des liens qu'on ne suit plus. Arborescence obsolète, hiérarchie destructurée. Nom de domaine, résiliation. Résignation. Je pense choisir maintenant le chemin de l'oubli. Pas de reconduction. cold-f expire en juin je crois, et je ne renouvèlerai pas.

Place libre pour d'autres. Choses, lieux, gens, espérances. Place libre pour changer. Un grand merci à ceux de passage, quelques lecteurs égarés. Une bonne et heureuse année aussi. Ce petit morceau de web en périphérie de toile vous souhaite à tous bon vent.

3 paragraphes et j'abandonne. Et je laisse les fantômes.

Au revoir.


article n°80/562
le 24/12/2006 à 14:27
mes idioties

doces conventuais

24 décembre et vacances pour beaucoup. trêve hivernale, repas festifs. À tous un joyeux noël.