article n°51/562
le 17/07/2007 à 12:45
mes idioties
Ta tête sur mon ventre, je caresse tes cheveux. Douceur du silence, bonheur, instant précieux. Respiration légère, atmosphère ouaté. Paisible et sereine, tu t'endors.
Bonne nuit, ma belle, et doux rêves. Je t'écoute dormir, heureux. Ma main dans tes cheveux, ralentie. Ta chaleur, la légère pression de ta tête irradie. Agréable torpeur, pas un bruit.
Mes yeux luttent, picotent. Sommeil, attend un peu. Laisse-moi savourer ces moments délicieux. Mon amour, tu dors et je suis rassuré. Bientôt je te rejoins dans les bras de Morphée.
article n°52/562
le 11/07/2007 à 14:55
mes idioties
Que dire de plus que ce qui a été dit ? Revenir sur le passé ? Sur ces 3 ans de mots à peine enjolivés. Comme un retour sur moi, moi, mois, 36 mois. Non, je ne le ferai pas. Il y aurait tant à commenter, je n'en ai pas le courage. Le passé révolu, mon présent évolue. Mon futur dévolue à concrétiser mes rêves.
Croiser les doigts, partir.
Car rien n'est jamais sur. La nouvelle aventure qu'on s'offre, N et moi, est celle que je - nous - veux réussir. Ne pas imaginer un échec à cette heure, une chute trop brutale. Mais je ne décide rien seul. Se lassera-t-elle un jour ? Profiter simplement des instants ou je - nous - crois. Et peut-être demain, dans un coin de paradis, un petit - nous - tout neuf, gesticule et sourit à la merveilleuse vie.
Il était une fois, dans la Bretagne profonde.
Ça y est, j'y suis, m'y vois, imagine. Invente des situations, des moments de plaisir. Je souhaite le futur pour la première fois. J'ai envie de demains. Et bâtir, m'investir. Il s'en faudrait de peu et je demande sa main. M'engager. Je veux croire au bonheur, il est si rarement là. Je veux l'appréhender et le toucher du doigt. Je veux l'apprivoiser et m'en faire un ami. Qui ne m'oublierait pas.
Je suis une midinette.
Ému. Ma gorge nouée. À fleur de sentiments. Romantique. L'amour me va si bien. Et je me laisse aller. Plus de retenues ou de sombres questions. Le temps n'est plus au doute et à l'incertitude. Je prends le risque. À tout bien réfléchir, je préfère rire maintenant et, peut-être, pleurer demain que pleurer tous les jours le regret de ne pas avoir osé.
Et je veux croire que cette fois, l'écrire ne me portera pas malheur.
À suivre...
article n°53/562
le 05/07/2007 à 16:39
un peu de musique
"I'm adaptable and I like my new role
I'm getting better and better
And I have a new goal
I'm changing my ways where money applies"
Public Image Limited - Live In Tokyo - 1983
article n°54/562
le 01/07/2007 à 19:51
mes idioties

Quand d'autres lieux se déclinent. Il se pourrait bien que... Déménager. Et habiter à deux pas de la mer, tout au bout de la terre, ce fameux finis'terre.
À suivre...
article n°55/562
le 28/06/2007 à 22:47
mes idioties
À l'horizon merdique qui se perd à mes miasmes
À mes fadaises hideuses qui roucoulent de plaisirs
À mon intelligence née de débile profond né
Je crie dans un ruisseau de bile à l'étranglé
Je dis des mots de chiottes qui détestent et qui mentent
J'hurle aux maudits ma haine et mon âme dérangée
Je violente ma raison satiété pourriture
Je désespère et chie et encule et dégueule
J'ai le noir étendard liberté putréfiée
J'ai la liberté seule j'ai la liberté veule
Le pire des gros tarés étoile damnée du pire
Inconscience absolue dormir me contenter
Affamé maladif peur de rien fou à lier
Peur de tout assoiffé alcool dégénérer
commas profonds m'abusent me dévorent et m'oublient
Exister et bouffer une chatte un cul bien mûr
Exister et sentir une bouche sur ma blessure
Amant d'un gout divin mon sexe une aventure
Je m'éclaire à l'orgasme d'une liqueur qui m'apaise
Je boirais toutes les femmes si j'en avais le temps
Si elles étaient d'accord si le monde était sexe
Il suffirait de rien pour qu'on soit nus amants
Je me rêve pornographe et baiseur permanent
article n°56/562
le 27/06/2007 à 20:13
mes idioties
J'ai si peu d'emprise, j'ai si peu d'entreprise, j'ai si peu de pouvoir et j'ai tant de faiblesses. J'ai comme un arrière gout de demain qui fait peur. Âpre, amer, fielleux, fébrile, involontaire. Je me sens fort, résistant, courageux et capable mais je ne sais pas nager. Noyé entre deux eaux de ce monde inconnu, inapte à être sociable. Je panique, je bégaie, dis tout et son contraire, mon ambition en berne. Je n'ose pas.
Je reste à me morfondre dans des jobs mal payés, mal-heureux, mal-venu. Comme une sécurité, je choisis des emplois sous-qualifiés, futiles. J'ai peur de ne pas savoir et peur de me planter. Je voudrais réussir, travailler heureusement, être fier, épanoui. Mais j'ai l'échec bloquant, depuis toujours, bloqué. Je pourrais essayer mais le pas à franchir me coute mon énergie. Alors je ne préfère pas. Je louvoie, misérable, de smic en assedic et je vieillis mes chances. Demain, trop tard, sans doute, pour me réveiller et j'aurais le regret immonde de la lâcheté.
J'ai quitté mon emploi, dernier sursaut d'orgueil, car je n'en pouvais plus de l'entravage moderne. Je m'évade dans mes rêves, prisonnier dans ma vie. N'ai rien d'un bâtisseur. Repartir de zéro, mon leitmotiv perso. Zéro, zéro, zéro. C'est de plus en plus dur, mon complexe amplifié. Inquisiteur d'envies que je ne sais assouvir. Je repars à l'assaut de mes fantômes de merde, mes sommets d'anxiété.
Abasourdir les autres, m'abasourdir moi-même, me digérer de fait. Voir l'inactivité comme une chance de re-faire. Comprendre enfin l'entour, en jouer, et me distraire. Ne plus mourir d'ennui 35 heures par semaine.
À cette heure du soir pâle, je mesure l'étendue de ma misère, banal. Pathétique, pitoyable. Mon ordinaire filant, quotidien pourrissant. Je suis fatigué de me battre contre mes moulins à vent. Ma tête à plein régime pour ne rien inventer, juste détruire, obscurcir, gangréner, défalquer. J'ôte le peu d'espoir que j'élabore parfois au détours d'un jour rose. Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Je ne saurai jamais. Être celui qui avance, option aventurier, sans peur et sans reproche, vainqueur, riche et célèbre, pompier ou ingénieur.
Mes rêves d'enfant, vendus, comme cette peau de l'ours que je ne tuerai jamais.
article n°57/562
le 26/06/2007 à 00:14
mes idioties
Elle est belle et princesse. Magique et magnifique. Le don de m'évanouir, le don de m'épanouir. Et réciprocité. Des demains plein la tête. Elle m'enivre et m'excite. Je la dévore des yeux et la séduis du corps. Nos temps sont voluptés et plaisirs infinis. Perpétuels. Jouissances, cœurs et désirs. Extases, cris et caresses. Le sexe, art de se plaire. Le sexe, amour d'aimer. Plus de doutes, plus de craintes. Plus de libidos mortes. Plus d'anti-héroïsme, de quotidien borné. Plus de spirale aveugle, de complaisance peureuse. Plus de complexe du pire. Et tellement plus facile, tellement plus fantaisiste, tellement plus spontané. S'aimer depuis deux ans et s'aimer à nouveau. Parfois la vie est simple. Comme l'espoir et l'avenir. Il suffit de si peu. Euphorie. J'ai la douce folie d'un amoureux transi. Et ma joie contagieuse. Tout a changé, tout est neuf. Tout est arrivé...
Et tout peut arriver !
article n°58/562
le 21/06/2007 à 23:29
mes idioties
Alouette, gentille alouette. Alouette, je te plumerai.
La liberté bat ses cils, la raison abat ses cartes, l'avenir bat le rappel. Te souviendras-tu demain de ce jour à l'obscur ? Te tendras-tu enfin vers plus de mansuétude ? Auras-tu aptitude à convenir... Concevoir ? Sourire comme un oubli, sourire comme un suffire. Imaginer encore, stérile et arbitraire, et laisser croire, peut-être... I stare at the window, stare at the window, waiting for the day to go. Peut-être m'en remettre à un futur prétérit, déliquescent d'accord, mais futur immédiat, qui épuise mes ressources mais consolide mes ruines. Où le passé s'oublie et le rêve s'idéale. Et le monde s'idyllise, doucement, assurément. Oui ? d'accord ? Où ? Quand ? Comment ?
Alouette, gentille alouette. Alouette, je te plumerai.
Un silence. Un murmure... Et stridence, brouhaha. Le vent tourne, tout s'agite. Je précipite, m'excite. Je ne comprends plus rien, spectateur malgré moi. Je succombe aux nouvelles, apprends à mes dépends et j'écoute et encaisse, tétanise et délire. Beau discoureur et belle cause, je promet l'incroyable et invite l'intenable. Je me suis sur et confiant et je ne mens même pas, persuasif, persuadé, je ne veux pas finir là. Là ? Maintenant ? comme ça ? Non. Pas d'accord. Où ? Qui ? Quoi ? Comment ? ...
Alouette, gentille alouette. Alouette, je te plumerai.
Peut-être nous arrêter. Réfléchir. Nous poser. Imaginer. Quel demain pour quelle vie ? Quelle connivence, quelle fantaisie ? Se surprendre, s'évertuer, se sourire à la vie. Se suspendre à nos êtres, se soutenir à nos âmes, se tuteurer l'affect et s'écouter le cœur. Ne jamais s'oublier. Jamais. Être toujours ensemble, toujours. Et y croire, croire encore, croire tellement, tellement plus. Plus qu'hier, aujourd'hui, demain ou après-demain. Hier ? Avant-hier ? mardi dernier ? jeudi ? Ou un autre soir, jadis...
Alouette, gentille alouette. Alouette, je te plumerai.
J'ai comme un autre sens, aux relancs d'interdit, qui me fait lire l'avenir. Des bribes de ressentis de jours pas accomplis. Et je vois des choses moches, ou roses, ou perpétuelles, et je vois des conneries. Je vois des horoscopes clasher des moments justes, je vois des moments pires affronter mes désirs, je vois des autres-temps décider d'autres-lieux. Je vois des autres-moi. J'hallucine ma peine, je déconstruits mon règne, je perpétue mes risques... Je stimule, désintègre au gré de mes fantasques ! N'ai rien... À pleurer.
Alouette, gentille alouette. Alouette, je te plumerai.
Je ne me vois pas arrêter ma déviance... Je ne me vois pas arrêter d'être ailleurs. Je ne me vois pas renoncer... À mes instants d'éternité. Je décevrai encore, apitoierai sans doute et ferai triste mémoire. Je serai pire encore. Fou-à-lier, miséricorde, fuyant, maladroit, hostile, tellement-con, tellement moi...
Et j'épuiserai l'amour.
Alouette, gentille alouette. Alouette, je te plumerai.
article n°59/562
le 20/06/2007 à 20:19
mes idioties
Le point d'interrogation n'est là que pour conjurer le sort qui s'acharne.
article n°60/562
le 19/06/2007 à 20:10
mes idioties
Je suis au jardin et je suis triste. J'y suis seul et ce lieu me perturbe. Comme un trompe l'œil des temps passés qui nous voyaient printemps, été automne hiver, construire un avenir sur la base de ces terres. Choisir les plantations, sélectionner nos gouts, inventer une terrasse et construire les parterres. Délimiter le peu et nous l'approprier. Nous inventer. Parfaire.
Je le cultive encore et m'accroche à sa vie. Mais son âme est parti. La nature prend ses aises et je suis envahi. Remettre en cause encore. Les doutes ont assaillis et j'ai beau désherber, la faille est gigantesque. Ce monde, le mien, qu'elle a déjà quitté. Cette vieille maison toute moche, que j'aimais habiter. Elle n'est déjà plus là. Prégnance d'un vide aimé. Ses rêves construisent ailleurs. Avec ou sans moi et je n'ai qu'à trancher.
J'ai dit oui pour un temps, pour pouvoir réfléchir. La panique m'envahit, je suis terrorisé. Quel être vais-je offrir, quel être vais-je laisser. Quelle acte de rébellion. Quelle manière d'acquiescer. Quel choix de toute façon.
Elle a déjà choisi et ce sera là-bas... Avec ou sans moi.