Réfléchir, réfléchir encore... Elle se pose ma question.
article n°61/562
le 12/06/2007 à 23:22
mes idioties
À cœur ou à raison ?
article n°62/562
le 10/06/2007 à 04:22
mes idioties
Un samedi soir sur la terre
Je n'ai pas sommeil. Je ne dors pas. Je veille. Cette nuit est palliative. Rafraichissante et belle et le vin agréable. J'ai sauvé un oiseau, j'ai amusé mes nièces. J'ai revu de bons gens. Tout est bien à l'instant. Cet instant, cette seconde, loin de la crise d'angoisse. Mais je me sais fragile et je ne vais pas me coucher. Je préfère attendre. Levée du jour, levée du corps, un café au jardin. Ça va, avec ce juin, le jour ne va pas tarder. Cette nuit belle à faire peur. Je ronge mes doigts depuis deux heures. J'agite mes jambes, m'excite. Et je - re - bois du vin. Pas beaucoup saoul, pas eu l'envie ce soir. Légère ivresse, amère. Pas plus, pas moins, pas mieux. Mon téléphone se tait, apprend à me connaitre. Appels en dérangement. Il ne recommencera pas, s'excuse, est désolé. Sympathique symbolique. Schizophrénie à l'aise. Possibles actes manqués. J'arrête l'épreuve du mal, masochisme coutumier. Je suis grand maintenant.
article n°63/562
le 08/06/2007 à 22:06
mes idioties
Lettres à elles lisent
M
Jamais tout à fait remis. Jamais tout à fait guéri. Un jamais pour un toujours. J'ai beau faire, je n'y arrive pas. Je ne t'oublie pas. Je ne t'oublie tellement pas, qu'idéalisée, tu deviens espérance, maladive, incertaine, espérance. Et rappel de ce temps, belle année, ma meilleure année. Celle des touts offerts à mon appétit. Libération enfin des carcans, m'engonçaient. Libération, à l'essai. À l'essai d'extérieur, à l'essai d'autres lieux, à l'essai vivre ailleurs. J'ai cru, j'ai voulu croire. J'ai cru possible, concevable, envisageable. J'ai touché le rêve, la maison du bord du parc, la pendule des amants. J'ai lié ma cause perdue à du perdu d'avance. Et je regarde cruel, what I mean. No result.
N
Tant d'amour dans tes yeux. Et tant de déceptions. Je me suis joué de toi, t'es largué trente mille fois. J'ai cru pouvoir agir comme bon je le semblais. Et aujourd'hui, j'ai peur. Je te sens loin, trop loin. J'ai besoin, te sentir, te toucher, savoir être. Je t'aime à mes dépends. Et je suis comme un roi. Je t'offre mon royaume, c'est à dire trois fois rien, j'ai peur que tu te lasses, j'ai peur que tu m'oublies. J'ai peur que tu te dises que ce temps est fini. En prière, je te demande de rester un peu plus. T'envahis, te pourchasse. Je te veux pour longtemps, je suis bien avec toi. Heureux, peut-être, enfin. Mon amour d'aujourd'hui, de demain, d'après-demain. Et je te proposerais bien de le faire ce gamin.
O
Tu seras Olive, Odile, Orianne, Origami. Tu seras O, tu seras eau. Je me noierai d'espoir, de bonheur retrouvé. Je plongerai volontiers. Et me laisserai baigner de grâce et certitude, d'un temps à reculons à l'avance raccourci. Je saurai être enfin. Autre qu'imbécile de moi, imbu et personnel, malheureux et conscrit, dilettante, associable. Qui se plait à la plainte. Qui rit à la croissance, qui se moque et provoque. Mal-aimé, mal-aimant. Ambition désastreuse et l'esprit du tout-venant. Glauque attitude ce soir qui attise ma peine. Encore. Complainte, complaire dans l'absurde volontaire. Je m'aime à cette heure morne, je resplendis mon sombre, mon œil, ma silhouette, mon âme, mon étincelle. Noir, mon ensemble de malheur, noir mon attitude, noir mon gout des autres.
P
Partir ? Perdre ? Pendre... Profiter. Pouvoir... Paranormer ? Porter ! Parce que. Peut-être. Parait-il. Pavoiser. Perrorer. Pair, père, papa, pauvreté. Pourriture, pitance, pendaison. Pis allé, paumé, perpendicularité... Perplexité !.. Pavoiser, peut-être. Possibilités, puissances, paradé ? Parabellum, pistolet, postulat, psychiatrie. Par, peur, pire, pore, pur. Prendre, pourrir, parvenir. Puer, parfumer, pestilentier. Politiser, potentat, protéger, permuter, paraphraser, potentialiser. Penser, permettre, pêcher. Patoiser, polémiquer, paraitre.
article n°64/562
le 07/06/2007 à 22:24
mes idioties
regenesis
Téléphone. 21h00. Peu de sonneries, je répond, vite. Rappel des appels du début. Voix qui rassure, qui émoustille. Voix qui emporte, voix qui fait... Être. Naitre. Renaitre. Ce qu'on entend entre les mots, ce qu'on image, ce qu'on fantasme. Ce qu'on aime et qui imprègne. Un peu d'une voix qui régénère.
Loin des yeux, tout près du cœur
article n°65/562
le 02/06/2007 à 00:39
mes idioties
Demain elle part
Restaurant. Elle ne mange pas. Elle a faim mais. Elle ne peut pas. Je me demande pourquoi et je demande pourquoi : je ne sais pas. Elle ne dit rien ou presque. Elle a mal, elle dit. Je suis stressée, elle dit. Je n'en saurai pas plus. C'est une - bonne - soirée. On se sourit un peu. Elle me regarde beaucoup. Et je suis mal à l'aise. Je me tais. Plus tard, à la maison. Peu de mots encore. On s'espère à y croire. On n'ose pas. Le silence. La télé. Et puis. Se coucher. Se toucher. Moi nu, elle habillée. Pas de sexe ce soir. Elle cherche celui qu'elle aime, elle veut ce - moi - qui fuit. Et ce - moi - triste ce soir d'avoir mal dit, mal fait. J'ai rêvé cet au revoir en orgasme feu-de-dieu. Bof. Lexomyl et bonsoir. On fera l'amour demain si le temps est clément. Si on a un peu de temps. Si on a un demain et qu'on en aie envie. Si on s'assure que si. Et si, si, si, si, si.
Alors bien l'au revoir. Passe un bon mois de juin.
C'est promis, j'y veillerai. Je te téléphonerai.
article n°66/562
le 01/06/2007 à 04:29
les mots des autres
Ça ne s'éteindra pas
"Non, je ne me fiche pas de parler pour rien dire, d'écouter pour ne rien apprendre.
Je ne me fiche pas de voir dans les yeux des autres quelque chose d'éteint.
Je ne me fiche pas, assise à cette terrasse de café, de penser a faire autre chose sans profiter de l'endroit ou je suis à l'instant.
Je ne me fiche de rien, parce que tout me tient a cœur et parce que dans mon regard ça ne s'éteindra pas. Je veux que tout se consume a l'infini... Ça ne s'éteindra pas."
alison-yorke - Cowboy things and Rocky dreams ! - 5 avril 2007
article n°67/562
le 31/05/2007 à 21:49
mes idioties
Ardet Nec Consumitur
Je me profile circonstancié... Encore une fois ailleurs. N'ai pas su dire la cause. Et j'inquiète la demoiselle. Ai-je l'air à faire peur ? Sans doute un peu quand même. Je blase les plus tenace et fais fuir et ignore. Et pour s'en faut de peu. Grimbergens au compteur... Je suis comme fou à lier. Toujours à l'écoute de mes manques - douleurs, toujours à l'irascible. les mots ont la même peau, celle de l'incompréhension, je bégaie mes pensées d'une absurdie crédible. Et je suis vulnérable. J'ai le courage du lâche qui s'exhibe en enfer...
Sans doute autre chose à faire.
Je suis ouvertement prostré de mes manques de manquements. Ma suffisance est reine quand je ris au parloir, je n'ai pas d'amour sans peine et de peines sans humour.
J'ai violence et je suis.
Pour une seconde encore. Une minute, une nuit...
Indigeste ironie.
article n°68/562
le 30/05/2007 à 21:55
un peu de musique
Tasmanian Pain Coaster
"Do you think that if you were falling in space, that you would slow down after a while or go faster and faster? For a long time, you wouldn't feel anything and you would burst into fire, forever... And the angels wouldn't help you because they were all gone away".
El-P - I'll sleep when you're dead - 2007
article n°69/562
le 24/05/2007 à 22:46
mes idioties
Non, rien.
J'ai aimé l'époque ou ma tête semblait pleine. Aujourd'hui, je la trouve vide et elle me désespère.
article n°70/562
le 11/05/2007 à 20:09
mes idioties
Il se pourrait que le chat ne mange pas la souris.
De ces jours ou rien ne va. Les nouvelles s'amoncèlent, mauvaises, désagréables. De cette envie furieuse d'être ailleurs, d'être un autre. Un jour comme aujourd'hui ou le morale décline et l'envie se sublime. Je ne suis pas d'humeur à affronter le vrai. Je me recroqueville, coquille. Je sens le désespoir envahir, procréer. Je sens la lassitude. Je sens la récession revenir à l'assaut. Et je m'écarte, honnête, me fond en solitude. Je souffre de trop aimer, trop vite et trop intense. Dément, je voudrais me blinder, ne plus rien ressentir, être apte à exister sans le souci profond de l'inconfiance en l'autre. Je voudrais pouvoir ne pas réagir, en avoir rien à faire et m'endormir, paisible.
Mon intranquillité comme maladie de l'erreur.
Un rien bascule le tout. Un rien bouscule le peu. Et je ne comprend plus. Je dérive et spécule, imagine le tragique. Je conçois l'improbable. Je me perd en folies qui ne piègent que moi et je fais mal à l'autre. Je réitère l'absurde et noie les résistances. J'ai mal ou ça ne se voit et je souffre en silence. Et je pleure à la nuit. Comme une bête, comme un gosse, je pleure sans m'arrêter. Effrayant et bruyant. Je pleure des larmes de pleurs. Je pleure des larmes de peurs. Je pleure des larmes d'enfant.