contenu principal du site

Un dimanche, un café, madeleine...

Apesanteur quiétude de mes dimanches ensommeillés ou je n'envisage presque rien. J'émergerai peut-être à la tombée du jour, à la lueur d'une étoile, à la couleur d'un rire. Je me veille en instance, procuration d'étés à venir et je pose ma tête. Mon corps, exact reflet, équilibre alangui. Et je souris benoît. J'aime ces entre-temps ou je n'ai pas à faire et ou je ne fais pas.

Ma petite cafetière chante, je me sers le café. Émotion dans une tasse, plaisir à l'évidence de souvenirs en rappels.

Les tables du dimanche, en famille, réunis. Ma grand-mère, affairée, veille sur les siens. Son grand âge est sagesse, son œil est malicieux, extra-ordinaire d'existence. Au près, ma mère, mes sœurs, mes nièces. Mon monde au féminin, douceur de ces elles belles. Et quelques hommes aussi, les amis, les maris. Ces ensembles vivent et agissent et grandissent. Inter-agissent.

Fraternité, tendresse, fragments d'éternité. Bonheur matérialisé dans ma tasse à café.

Les dimanches sont souvenirs ou sourires ou ennuie, jours de pluie, jours de fête. Ils évoquent des lendemains, ou des veilles ou des pleins. Ou des vides. Des tristesses, des gaietés. Des dimanches ensommeillés. Je n'envisage toujours rien, dans mon havre de paix. Je frisonne de langueur sous les caresses de l'être. Ses attentions, ses gestes, ses baisers, ses douceurs. Comme autant de délices.

Ce dimanche, bon dimanche, aujourd'hui, je vais bien.