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article n°1/1
le 06/11/2008 à 14:50
mes idioties

novembre comme il était, une foi

Novembre prémisses d'hiver. Novembre anniversaire. Novembre scelle des naufrages. Novembre, et des courages. Un ami qui s'égare quand un ventre s'arrondit. Novembre briseur d'espoir. Novembre, annonce de vie. Du bonheur pour les uns, qui pique un peu les yeux, quand d'autres passent aux actes et démissionnent le jeu. Aux constats d'impuissance qui déraisonnent d'échecs se substitue le geste, solitude, disparaitre. Et personne n'aurait su. Pendant combien de temps ? D'autres priorités. Étaient innocemment.

Des dates changent l'existence. Instants bouleversements. Ou tout bascule tangible, le meilleur et le pire. Et jamais à l'abri de l'arbitraire des choses. Un jour je serais papa, et un autre, orphelin. Paternité d'espoir et d'envie de construire, une famille, une confiance, un nid douillet pour - lui -. Je suis serein, je crois, tout prêt à l'accueillir et je redoute aussi.

Des moments d'euphorie quand le bonheur me croise, me toise et me sourit. J'ai plaisir, je m'éclaire et je bombe le torse. Je n'ai plus tellement peur. Je change en profondeur.

Et mon pote en déroute. Se traine dans sa carcasse. 28 cachets trop tard pour rire et plaisanter. Il voulait s'en aller comme s'endormir de vivre, musique dans la tête et la tête apaisé. J'ai tronqué son sommeil, j'ai abdiqué sa nuit, j'ai appelé son réveil. À l'hôpital maintenant, au milieu des maudits, tragique convalescence. Et ne plus croire du tout quand la camisole force, à marcher nu, fragile. Et - être désespéré - Et sentir déjanter son corps comme une absence.

J'ai le fantôme ingrat, horrible, dégénéré. Il s'immisce encore trop dans mon - in - entité. À l'affut, comme de juste, il sonde mon désespoir. Il draine, comme un seul homme. Il égoïste ma vie. J'attends encore à voir si tout est comme j'envie. Je veux que tout soit tel, que mon pote aille bien mieux, que mon bébé arrive et que N soit heureuse. Je veux de belles lumières pour mon monde et les miens, je veux de beaux enfants, de bons parents. Ou rien. Je veux des amis - chouettes - des gens à vivre, à rire, à pleurer, à penser, à aimer, à nourrir. Et je veux que la fête soit la vie intégrale, celle que j'aime et passionne et libère et défend.

Je veux moquer novembre et rire à son insu.
Je veux moquer novembre et rire à son issue.