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article n°1/415
le 04/05/2009 à 23:27
mes idioties

le lundi 4 mai 2009 à 23 heures 27

48 centimètres
2 kilos 630 grammes

Ma fille est née
Elle s'appelle Aouregan


article n°2/415
le 19/04/2009 à 12:15
mes idioties

attendre encore un peu...

Ma fille a décidé d'attendre un peu.
Alors tout va pour le mieux.

Bon dimanche


article n°3/415
le 12/04/2009 à 01:32
mes idioties

un samedi soir sur la terre

Ristaurante
Alegria
Une reblochonne, une entrecôte,
À la santé de nous trois
J'ai peur, moi aussi, tu ne trouves pas
Tendue, la miss, tendue
La peau du ventre est tendue

Exercices
Respirations
Sueurs
Froides
On mange vite ?
On bouge !
Bouteille vide
Et Anxiété

Hospital,
Sonner.
Sonnée
Allongée
Monitorée
?
¿Que pasa aquí?
Déterminer
Non-inquiéter

Sage-
Femme
Médecins
Hop !
Au lit
Ne plus bouger
Échographie.

-Roule, papa, Roule-
Apporte le condensé
Clope sur clope
À l'inquiété -

Soucis
Ouverte
Et transférée
34 semaines
Hum... Pas assez
5% Risque
5% Crainte

Ambulanciers

Auf wiedersehen

En pleurs et perfusée


article n°4/415
le 31/03/2009 à 13:10
mes idioties

oups

mars :: nada


article n°5/415
le 03/02/2009 à 18:54
mes idioties

À venir naître au monde.

Au chaud dans le ventre de N, rassurant, doucereux. Univers éthéré. Symbiose. Alimentée. Harmonie souveraine et les heures qui s'enchainent jusqu'à ce prochain jour.

Un sixième mois commence, et bientôt plus que trois.

Futurs parents opèrent. Font des choix, tergiversent. Une belle couleur de chambre, un prénom pour la vie, un parrain, une marraine, concepts éducatifs.

Pendant que toi, tu vis, te prépares et grandis.

Je t'imagine déjà et aussi m'impatiente. Je te sens qui t'agite. De l'autre côté du ventre. De parent, le statut, la fonction et l'assise. De parent, le fragile, le fébrile, l'inconnu.

Bientôt tu seras là et N sera maman. Bientôt tu seras là et je serai papa.

Je t'ai entre-aperçu lors des échographies. Conservé précieusement quelques photographies. Tu vas bien, tu es belle, je le sais aujourd'hui, tu es ma petite fille, ma princesse, ma chérie.

Avenir en devenir. À venir naitre au monde.

échographie d'un bébé #1

échographie d'un bébé #2

échographie d'un bébé #3


article n°6/415
le 06/11/2008 à 14:50
mes idioties

novembre comme il était, une foi

Novembre prémisses d'hiver. Novembre anniversaire. Novembre scelle des naufrages. Novembre, et des courages. Un ami qui s'égare quand un ventre s'arrondit. Novembre briseur d'espoir. Novembre, annonce de vie. Du bonheur pour les uns, qui pique un peu les yeux, quand d'autres passent aux actes et démissionnent le jeu. Aux constats d'impuissance qui déraisonnent d'échecs se substitue le geste, solitude, disparaitre. Et personne n'aurait su. Pendant combien de temps ? D'autres priorités. Étaient innocemment.

Des dates changent l'existence. Instants bouleversements. Ou tout bascule tangible, le meilleur et le pire. Et jamais à l'abri de l'arbitraire des choses. Un jour je serais papa, et un autre, orphelin. Paternité d'espoir et d'envie de construire, une famille, une confiance, un nid douillet pour - lui -. Je suis serein, je crois, tout prêt à l'accueillir et je redoute aussi.

Des moments d'euphorie quand le bonheur me croise, me toise et me sourit. J'ai plaisir, je m'éclaire et je bombe le torse. Je n'ai plus tellement peur. Je change en profondeur.

Et mon pote en déroute. Se traine dans sa carcasse. 28 cachets trop tard pour rire et plaisanter. Il voulait s'en aller comme s'endormir de vivre, musique dans la tête et la tête apaisé. J'ai tronqué son sommeil, j'ai abdiqué sa nuit, j'ai appelé son réveil. À l'hôpital maintenant, au milieu des maudits, tragique convalescence. Et ne plus croire du tout quand la camisole force, à marcher nu, fragile. Et - être désespéré - Et sentir déjanter son corps comme une absence.

J'ai le fantôme ingrat, horrible, dégénéré. Il s'immisce encore trop dans mon - in - entité. À l'affut, comme de juste, il sonde mon désespoir. Il draine, comme un seul homme. Il égoïste ma vie. J'attends encore à voir si tout est comme j'envie. Je veux que tout soit tel, que mon pote aille bien mieux, que mon bébé arrive et que N soit heureuse. Je veux de belles lumières pour mon monde et les miens, je veux de beaux enfants, de bons parents. Ou rien. Je veux des amis - chouettes - des gens à vivre, à rire, à pleurer, à penser, à aimer, à nourrir. Et je veux que la fête soit la vie intégrale, celle que j'aime et passionne et libère et défend.

Je veux moquer novembre et rire à son insu.
Je veux moquer novembre et rire à son issue.


article n°7/415
le 29/10/2008 à 01:47
mes idioties

Hu !

Théoriser la descendance... Ou descendre la théorie ?


article n°8/415
le 22/09/2008 à 13:56
mes idioties

une nuit

Elle tournait, tournait et se retournait dans mon lit. Elle n'arrivait pas à dormir.

Que se passe-t-il ? Je demandais. Tu veux qu'on aille prendre l'air ?

Elle fit oui. Elle voulait. Nous sommes allés sur le banc, dehors, sous le porche. Nous avons regardé la nuit. Un peu.

Elle dit. Je ne peux pas t'entrainer avec moi. Je ne veux pas t'emmener trop loin. Je ne suis pas une bonne personne. Je ne suis pas quelqu'un de gentil.

J'ai dit. Je n'ai pas peur. Et je saurai me protéger. Je veux essayer.

Mais je savais. Déjà. Elle avait regardé mon univers. Elle avait imprégné ma chambre, mes livres, mes anecdotes. Mon petit monde. Musée des souvenirs. Elle avait fui.

Nous nous sommes recouchés. Mais tout avait changé. Le reste n'a été que contre-plongées. Rémanences de cette nuit.

Ou tout s'était décidé.


article n°9/415
le 14/09/2008 à 05:21
mes idioties

un monde

ressembler.
plaire. plaisanter. plaider.
planifier.

confondre.
me moquer.
me vider. me dévider.
m'oublier.

m'assoupir.
m'exister. me subir.
me plier.

m'être.
ou me m'être ?
m'arriver ! me penser...
m'éprendre.

m'amouracher.

m'étonner. et surprendre.
imparfaire.
fantaisire.

délirer. délivrer.
me livrer.

dépoussièrer.


article n°10/415
le 23/08/2008 à 04:12
mes idioties

wie sagt mann, du bißt ein bißchen verrückt

Je découvre le russe blanc et m'en remet au vent. Je ne change pas, vraiment. Je bois du petit laid et me fais ivre des boires. Demain et je vilain, et je serai le pitre. Si seulement c'était vrai, et juste souffrirai, mais las, crise, what crisis, je serai renégat, et alcoolique en plus, l'épouvantail du soir.

Et N est en colère, elle gronde et me répète...

Que picoler, c'est mal, absurde et indigeste.

Bah. J'en fais qu'à ma tête, idiote, toujours, d'ailleurs. J'ai l'absurdite aigüe qui ne se soigne jamais et la conscience tranquille du borné au réel. Héhé, ne pas's marrer.

Allez, un aut' russe blanc !

Un tiers vodka, un tiers liqueur café, un tiers lait en entier et le russe blanc est fait, bah, c'est pas dur en vrai, une cuillère pour touiller.

Que dire et je me pose. Dans le temps, je vivais un monde ou vont les choses. Aujourd'hui, piètre à voir et à transcrire le soir, il ne se passe plus. Et l'idiot crie famine.

Une histoire écrite par... Mmm... C'est dans le titre, si plus idioties, il n'y a, plus histoires, il n'y a plus, et plus fureur et bruit se mêlent, et plus signifient rien, et plus c'est une histoire, et plus de bruit ! Et plus de fureur ! Et plus de bruit ! Et plus de !

Hop à la...

Relax, baby, be cool...

Je bois mon russe blanc et je réfléchie, je souffle, je m'économise. Le reste va vite et je me pose.

Et le shérif est là et avec lui la loi, sous son grand sombréro, il a l'air d'un héros !