"it is a tale told by an idiot, full of sound and fury signifying nothing."
Inspirer. Regarder, gouter, sentir, toucher, entendre. Dehors l'orage gronde, le sentir dans ma chair. Et ne plus dériver. Loin des peurs, loin des pleurs, expirer. Hors des lieux mystérieux où rien ne bouge jamais. Sur cette terre pas d'immuable. Jamais. La route est déserte à cette heure de la nuit et la fenêtre close. L'ouvrir en grand, ressentir le tonnerre. L'esprit est endormi, seuls les sens s'activent à l'unisson de rien. Ne pas me compromettre, ne rien imaginer. Laisser faire cet orage, pouvoir l'apprivoiser. Mais je ne suis pas de l'étoffe dont on fait les héros, non, vraiment pas. Je n'ai pas la prétention de snober l'univers. Couard, faible et sans art. C'est juste que je ne dors pas, je me prend à rêver.
L'Île aux fleurs (Ilha das Flores) est un court métrage documentaire brésilien réalisé par Jorge Furtado, sorti en 1989.
Titre original : Ilha das Flores
Brésil, 1989
De Jorge Furtado
Scénario : Jorge Furtado
Avec Júlia Barth, Paulo José, Ciça Reckziegel
Durée : 12 minutes
Adam.- So, what'd you think?
May.- It was sweet... I don't think she could've got his finger off in one bite, though. That part seemed a little farfetched.
Adam.- Whatcha readin' about?
May.- Amputation.
Adam.- Is that for work?
May.- Nope. It's just for fun.
"That was my father's final joke I guess. A man tells his stories so many times that he becomes the stories. They live on after him. And in that way, he becomes immortal."
Deux histoires disjointes : d'une part le couronnement de Nora Cotterelle, qui s'apprête à se marier, et d'autre part la déchéance d'Ismaël Vuillard, interné par erreur dans un asile psychiatrique et sur le point d'en sortir en piètre état. Ces deux intrigues se rejoignent quand Nora propose à Ismaël l'adoption de son fils Elias...
"- Paï Mei t'a donc appris les 5 points d'la frappe explosive qui éclate le coeur.
- Oui, bien entendu.
- Pourquoi ne me l'as-tu jamais dit ?
- Je l'ignore... Parce que je suis une femme méchante.
- non. T'es pas une femme méchante. Tu es une femme exceptionnelle. Tu es même ma femme préférée. Mais je dois avouer que certaines fois, tu te comportes en vraie garce.
... De quoi j'ai l'air ?
"Putain, j'vois ici les hommes les plus forts et les plus intelligents qu'j'ai jamais vu. J'vois tout c'potentiel et j'le vois gâché. J'vois une génération entière qui travaille à des pompes à essence, qui fait l'service dans des restaus, qui est esclave d'un petit chef dans un bureau.
La pub nous fait courrir après des voitures et des fringues. On fait des boulots qu'on déteste pour se payer des merdes qui nous servent à rien.
On est les enfants oubliés de l'histoire, mes amis.
On n'a pas d'but ni d'vraie place. On n'a pas d'grande guerre, pas d'grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle. Notre grande dépression c'est nos vies.
La télévision nous a appris à croire qu'un jour on serait tous des millionnaires, des dieux du cinéma, ou des rock-stars. Mais c'est faux et nous apprenons lentement cette vérité.
Le 11 juillet 2004, jour de désœuvrement, quelque peu désorienté, je couchais mes premiers mots sur ce cyber-espace. Espace qui me ressemble, sans décors, artifices. Structuré, catégorisé, daté. Ces cadres-repères que je bouscule souvent évitent aux pauvres phrases de tituber de trop. Vascille, oscille, sinusoïde reflet de mon temps qui s'écoule. Y trouvé-je mon compte ? Écrire me plait assez. Oh, c'est bien inégal et sans fil conducteur. Espace semi-public au contenu privé. J'y écris mes peines, mes joies, mes émotions, mes goûts, mes sensations, mon vécu, ma vie. J'y cite des auteurs, présente de la musique. Les langues s'y mélangent. Internationalisation.
J'ai toujours pensé arrêter un jour anniversaire...
Peut-être vais-je continuer. Anonyme page personnelle perdue sur l'immense toile, coque de noix, radeau de fortune. Elle est un miroir dans lequel je ne me mire jamais. Elle est une trace, un souvenir, anecdotes d'existence. Sans consistance, sans rythme, sans valeur, sans recul. Elle reste encore et toujours cette histoire écrite par un idiot, pleine de bruit et de fureur qui ne signifie rien. Elle est un exercice, un arrêt sur image, une pause quotidienne. Un moment de détente, un instant d'analyse, un regard sur moi-même. Elle est moi et elle ne l'est pas. Elle est le moment ou je m'arrête. Elle est l'instant repli. Autodérision ? Autosatisfaction ? Autosuffisance ? Auto, auto, auto... 562 articles aujourd'hui. Mysanthropie.