article n°1/14
le 31/01/2006 à 20:13
mes idioties
Des autoroutes d'hiver, des gares de printemps, des tunnels automnales et des aires de repos... Désert. Des airs. Musique, douce compagne pour d'incessants voyages, immobiles ou lointains. Musique, émotions pures, en rappel d'histoires. Passé. Vécu de sensations. Musique. À l'encontre de l'oubli.
Un son, une couleur, une odeur, une image et le souvenir surgit. Le temps, comme de coutume, a œuvré souterrain. Il a réduit les peines, a enfui les tristesses. Ces bribes d'hiers sont belles, délicates et fictions. Constructions narratives en persistance des sens. De fil en aiguille, dérivent. Et croisent les mémoires. Et brisent les barrières.
D'autres lieux se rappellent, d'autres jours, d'autres gens. Aucun lien apparent, aucune communauté. Passé, présent, futur, imbriqués au plus près, trame d'un aujourd'hui entre réminiscence et rêves.
L'imaginaire, soudain, s'empare de ces vestiges, les métaphore-morphose en sensations nouvelles, les façonne aux désirs, les accorde aux maintenants. Valse, tango, salsa ? Rock endiablé, pogo ? Musique contemporaine, expérience musicale.
Musique en résonance de ces instants secrets qui font le souvenir être. Musique en complément de ces instants sacrés qui font l'être se souvenir.
article n°2/14
le 30/01/2006 à 23:36
mes idioties
Ou seul subsiste l'étrange régularité de ses larmes sur mon épaule.
article n°3/14
le 26/01/2006 à 23:38
mes idioties
1 soir, 2 soirs, des soirs, juste avant le coucher, ou la tête est en paix, et le repos en corps. Ils glissent anodins, ne se rappellent pas. Ne troublent pas. Ne démentent pas. Ne rongent pas. Ne gênent pas. Comme des vacances de l'être que je cummule malgré.
À rebours de l'envie d'intelligence brillante, de réflexions sensées, culte personnalisé.
Ce soir, je suis neu². Neu², neu², neu². Mes neuronnes endormies me stressent un peu, quand même. Mon Qi s'évapore, matière inerte, moins grise. Idées fixes, préconçues qui filtrent la fantaisie. Je n'en sais rien, je me sens vieillissant, lassitude, cheveux blancs. Manque d'utopie.
Mon âge à contrario de mes souvenirs de rêves.
Je m'égare volontiers, tragicomiquement votre. Je dors presque, déjà. Demain, encore une fois dans le froid de l'absurde pour quelques euros de l'heure. Un an de provisoire, qui dure, qui dure, qui dure. Bientôt juste un souvenir ?
Je vais me réveiller...
article n°4/14
le 25/01/2006 à 07:41
mes idioties
"To freeze, I froze, frozen"
D'irrégulier n'est que le verbe... Le reste est froid permanent, sans auxiliaire, définitif.
7 heures par jour aux vents glacés.
article n°5/14
le 23/01/2006 à 22:23
mes idioties
Je pourrais le croire... Plus de mots, plus d'idées, plus de sources. Encore une fois en pause et je laisse en l'état. Une semaine déjà. Bon, c'est vrai, tout semble aller et le temps manque un peu. Je ne me préoccupe pas. Ne rien dire plutôt que de faux-dire, plutôt que de dé-dire. La fermeture n'est pas annoncée, pas encore, pas déjà. D'autres mots reviendront hanter ce coin de web. Demain ? Après-demain ? Jeudi ou plus tard ? À voir... Alors, à l'abandon ? Non... Repos compensateur. Bonne nuit.
article n°6/14
le 17/01/2006 à 22:09
in the afternoon

Anish Kapoor - Marsyas - 2002
The Unilever Series - Installation at Tate Modern

Arvo Pärt - Lamentate - 2002
for piano and orchestra
Homage to Anish Kapoor and his sculpture "Marsyas"
Alexei Lubimov, piano
SWR Stuttgart Radio Symphony Orchestra
Andrey Boreyko, conductor
"Quand, lors du vernissage dans le Hall des turbines de la Tate Modem à Londres en octobre 2002, je découvris le « Marsyas » d'Anish Kapoor, la première impression fut écrasante : Moi, cet être vivant, je suis debout devant mon propre corps et je suis mort - comme dans un décalage temporel où le futur et le présent prennent place en même temps. Tout à coup, je me voyais déplacé dans une situation d'où ma vie m'apparaissait sous un autre jour. À ce moment j'éprouvai la vive sensation de pas être encore mûr pour mourir. Et jaillissait cette question : que pourrais-je encore accomplir durant le temps qui me restait à vivre ?
La mort et la souffrance sont des problèmes qui préoccupent tout être humain, une fois précipité dans ce monde. Son attitude face à la vie dépend alors de la façon dont il résout (ou ne résout pas) ces problèmes - consciemment ou inconsciemment.
La taille de la sculpture d'Anish Kapoor dynamite non seulement nos conceptions de l'espace, mais aussi, selon la perception que j'en ai, les dimensions temporelles. La frontière entre le temporel et l'intemporel tend à s'estomper.
C'est la sphère thématique de ma composition Lamentate (Plaignez). J'ai de la sorte écrit une plainte, une lamentation, non pour des morts, mais pour nous, les vivants, qui devons résoudre ces problèmes, chacun pour lui seul - pour nous qui peinons à traverser la souffrance et le désespoir dans le monde.
Lamentate est une musique pour piano solo et orchestre. Du fait de sa forme, cette composition ne peut vraiment être considérée comme un concerto pour piano classique. J'ai choisi un instrument soliste parce qu'il fixe notre attention sur quelque chose qui est « un ». Ce « un » pourrait être une personne, il pourrait être une narration à la première personne. Par analogie avec la sculpture qui, malgré sa taille écrasante, laisse une impression de légèreté et de suspens, le piano, instrument le plus grand, me permit de créer une sphère d'intimité et de chaleur, qui ne donne plus l'impression d'être anonyme et abstraite."
Arvo Pärt
article n°7/14
le 15/01/2006 à 23:30
mes idioties
Mais pour combien de temps ? Des questions de nouveau et les doutes inhérents. Saurai-je franchir le pas ? Assuré, rassuré... À suivre donc, à réfléchir, à décider.
article n°8/14
le 12/01/2006 à 23:50
mes idioties
Voilà. Tout est dans le titre. J'ai passé une excellente soirée. Il est maintenant l'heure d'aller se coucher. Excellente nuit et doux rêves, éventuels lecteurs, éventuelles lectrices.
article n°9/14
le 11/01/2006 à 21:09
les mots des autres
"Estou cansado, é claro,
Porque, a certa altura, a gente tem que estar cansado.
De que estou cansado, não sei:
De nada me serviria sabê-lo,
Pois o cansaço fica na mesma.
A ferida dói como dói
E não em função da causa que a produziu.
Sim, estou cansado,
E um pouco sorridente
De o cansaço ser só isto —
Uma vontade de sono no corpo,
Um desejo de não pensar na alma,
E por cima de tudo uma transparência lúcida
Do entendimento retrospectivo...
E a luxúria única de não ter já esperanças?
Sou inteligente; eis tudo.
Tenho visto muito e entendido muito o que tenho visto,
E há um certo prazer até no cansaço que isto nos dá,
Que afinal a cabeça sempre serve para qualquer coisa."
Álvaro de Campos - Jornal de Poesia - 1935
article n°10/14
le 07/01/2006 à 23:28
mes idioties
Outside... Out. For a never should be. And the life is komintern. Sect. No trees, no pasaran and I speak like a spoon out of the kitchen. I thought there were some bulls looking at some bills anywhere in some balls and the stones are rolling over beethoven. In my english mind, i'd a satan poet, current 93, waiting for a fire... A fire of Babylon. The long descent of the rest, rest of the univers, come far from my mind. Then I think I won't wild. I dust, trash and can this old poor yellow NaN, I would lie the poor old son well. But No... That was'nt what I thought, in a travel of floor, blood, food for a while. In the half by the too, I believe in rendez-vous, and in half past the tree, I wake up and stand by... English poor spoken leave that don't remain the same for a long, long travel. Every where, every one, everyday, everywant. So, so, so, so... What can we dissect ? My life, my heart, my knee, my mind, my trouble, my choice. Everything evenmore give disturb... Not at all... And thousands of cats are grey...