
Très bonne et heureuse année 2006.
"it is a tale told by an idiot, full of sound and fury signifying nothing."
Inspirer. Regarder, gouter, sentir, toucher, entendre. Dehors l'orage gronde, le sentir dans ma chair. Et ne plus dériver. Loin des peurs, loin des pleurs, expirer. Hors des lieux mystérieux où rien ne bouge jamais. Sur cette terre pas d'immuable. Jamais. La route est déserte à cette heure de la nuit et la fenêtre close. L'ouvrir en grand, ressentir le tonnerre. L'esprit est endormi, seuls les sens s'activent à l'unisson de rien. Ne pas me compromettre, ne rien imaginer. Laisser faire cet orage, pouvoir l'apprivoiser. Mais je ne suis pas de l'étoffe dont on fait les héros, non, vraiment pas. Je n'ai pas la prétention de snober l'univers. Couard, faible et sans art. C'est juste que je ne dors pas, je me prend à rêver.
article n°1/17
le 31/12/2005 à 12:18
images inner

Très bonne et heureuse année 2006.
article n°2/17
le 28/12/2005 à 15:21
un peu de musique
"Long Satan and Babylon are walking
They're talking of fire and of ice
Of the silence that stalks in the forest
And a Christ spun out of the worlds
Long Satan and Babylon are moving
Through a world ripped away from its centre
They shear through the rushes
They follow the night night night night
They want want want want want want
Everything
Long Satan and Babylon are rushing
They are hurtling away
From the centre of things
They are running from the inside
The wind cries full and in them
Cuts through their emptiness
Hoof on stone
Claw against sun
Where to look in an unknown
Where to search in the vast whole
Piggy-back cross oh piggy-black cross
Into the silence thundering
As they only hear the silence
They do not hear the pain
But Christ sees everything
The little children are falling
They'll topple till the end of the world
Long Satan and Babylon keep running
Through a universe empty of sound
Though the world makes dark shadows
You must look in your heart
In the dark
You must look in your heart"
article n°3/17
le 25/12/2005 à 02:58
mes idioties
Punk je suis ! Current 93. Divergences. Assemblages de "j'en-ai-rien-à-faire", de tortures, de "Célébrations", et de noël consuméri... Thunder perfect Mind. Pour un Dove caramel ou un Bounty, snickers. Twix, ouverture facile... Un doigt dans Ferrero. Et j'applaudis mes conneries... C'est d'époque. Incohérence des mots qui s'égarent en images de la gloire, à l'absurde du sordide d'un pleur gras. Je torche, c'est noël, j'absurde mon monde, je fête. Je ricanne à tous venants et explore ma... Bibliothèque ? Lucidothèque ? Interstellothèque ? Extra terre à terre d'un auto-proclamé et les motfolies directivent. Les vins sont rappels d'âme, ils esquivent les richesses et somnolent les va-t-en-guerre. Je me bourre la gueule, encore. C'est que le début, d'accord ? J'hésite, je tergiverse. Derrière l'ensemble, mal-au-crâne, y a-t-il cohérence ? Un jour fixera l'attention ou l'oubli dans un rappel des faits. J'aurai trop à parier et je serai amer, à l'encontre de mim. Soucis de sensitif, dâmne du récalcitrant. Pour un peu de bonheur. Je dors dans les par-terres, réveil lance-incendies. J'ai soif de bagaço, qui voudra m'en offir ? Appel à contribution et joyeux noël.
article n°4/17
le 24/12/2005 à 01:32
mes idioties
Occurence d'un titre... À plus d'un. Pays Dun, caché en centre France ou je dois... Quand ? Bientôt... Bientôt ? Bientôt ! Peut-être... On verra... Et je m'égare déjà... Les petits points, bien alignés par trois, en suspension, se répètent... Me répètent... La chanson d'une angoisse. Passagère... Couplet, refrain, couplet, refrain (2X)... solo !
Trois petits points...
Il fait froid ma bonne dame ! L'automate est givré. Les températures négatives engourdissent les extrèmes. Calories en réclame, je brûle mon assimile. J'hiberne, terrier... Réserve que je n'ai pas... Ship in a bottle... Boule à neige... De saison...
Et les petits points s'agitent...
Tels fils conducteurs, ils induisent le récit... Lui donne consistance et soupçon d'attention. Inepties obstinées pour un coucher bien tard. Je veille sur elles... Comme un corbeau sur un renard... De suffisance en aigreur, de lassitude en devenir, j'autorise mes humeurs. Je m'amuse encore de malhabiles assemblages. Du bruit... À défaut de fureur...
Panic ! Reset ! Ctrl+Alt+Sup ! deux points :
Qui ne valent rien... Pas d'explications. Suppliques, à vos souhaits, il n'y a plus de saisons. J'ai chaud, j'ai froid, je pleut aussi... J'épaissis mon hiver. Brumisateur conscient.
J'éternue des étoiles.
article n°5/17
le 22/12/2005 à 22:19
mes idioties
Um. - Pfff... Il fait chaud, j'ai soif.
Dos. - Pfff... Il fait soif, j'ai chaud.
Tres. - Je guette le marchand de sables.
Dos. - Guetteur guetté guette la guérite...
Tres. - ... Dormir...
Um. - L'alcool, ce faux-semblant, étanche ma soif d'aventure.
Dos. - Tu es aventurier ?
Um. - Non, je suis marchand de sables.
Tres. - ... Dormir...
Um. - Ah... Faire croire à l'absurde d'un monde transgénique...
Dos. - Ou les moutons dorés
Tres. - Veauxdorés
Dos. - berceraient les sanglots longs des violons.
Tres. - Sonotones monotones.
Dos. - De l'automne ?
Um. - En un balai incessant de certitudes revêches.
Dos. - Qu'on oublierait si tôt.
Tres. - Taudis, tôt fait et viva la muerte...
Dos. - La viva !
Um. - Contigo.
Dos. - Comigo.
Tres. - Comigo.
Um. - Inexpressions régulières d'un visage en souffrance.
Dos. - Il suffirait d'un rien pour se répandre d'amour...
Tres. - ...
Dos. - Et de vie à trépas, étendre l'objectif...
Um. - Abdiquer l'errance même
Dos. - Facultative
Um. - Souillon, circonscrite, virtuelle
Tres. - ...
Um. - restes les bras croisés, ne te rends compte de rien !
Tres. - J'ai les mains à l'avenant, je suis ouvert et beau
Dos. - Ridicule d'orgueil et de lutte inutile.
article n°6/17
le 21/12/2005 à 22:21
mes idioties
It's cold, so cold... f
article n°7/17
le 18/12/2005 à 21:38
24 images secondes
"That was my father's final joke I guess. A man tells his stories so many times that he becomes the stories. They live on after him. And in that way, he becomes immortal."
William Bloom - Big Fish - 2003
article n°8/17
le 14/12/2005 à 23:59
mes idioties
Elle était là, dans sa plus belle robe à fleur, assise sur un banc froid et vide, un banc du palais de justice. Elle attendait. Elle ne se souvenait pas pourquoi elle était là. Elle se rappelait juste avoir longuement attendu un homme, un couteau à la main. Et puis plus rien. Maintenant, elle avait du sang sur sa belle robe, son sang à lui. Elle pensait qu'il devait y avoir un rapport entre le sang, le couteau et son attente sur cet affreux banc. Aujourd'hui, c'était son anniversaire. L'homme ne s'en était pas souvenu.
Lundi, jour de la lune.
Je suis désœuvrée, sans illusion, sur orbite. Ma face lunaire reflète mes trente printemps. Trente printemps passés à attendre un regard, à espérer. J'ai toujours su qu'il ne viendrait pas mais j'ai toujours été un peu dans la lune.
Elle était toujours sur son banc, simplement. Elle avait tout vécu et rien en même temps. Ce temps si rapide qui transforme un enfant en adulte sans qu'il s'en aperçoive. Ce temps triste comme un froid matin de novembre. Ce temps de tout le monde mais qu'elle avait subi. Elle repensait à l'homme. Cet homme qu'elle avait cru aimer. Maintenant, elle aurait voulu le quitter, être enfin heureuse. Elle ne le pourrait plus. Il allait la poursuivre. Sa mort allait la hanter pour toujours.
Mardi, jour de Mars.
Encore une journée passée à attendre. Je suis fatiguée, vraiment. Si je n'avais pas tant eu besoin des autres, je serais partie depuis longtemps sur Mars. Loin de la terre, des terriens. Vivre une autre vie dans un autre monde. Martienne, je suis...
Elle avait mis sa robe à fleur parce que c'était la plus belle qu'elle avait. Elle pensait sans doute qu'il ferait attention, ferait enfin attention à elle. Il l'avait fait rêver au début, au début seulement. Puis tout avait changé. Elle avait tout essayé. Elle s'était même habillée comme sa mère à lui pour qu'il l'aime au moins un peu. Mais c'était avant, avant le jour de son anniversaire.
Mercredi, jour de Mercure.
Le temps passe. Et je m'échauffe. Le mercure monte. L'ennui s'installe et avec lui la colère. J'ai la fièvre. 40°c je dois avoir. Je ne finirai pas la semaine. Il fait trop chaud.
Maintenant, elle avait peur. Elle était seule, trop seule.
Jeudi, jour de Jupiter.
Je rêvais d'être chanteuse. Être la reine de la cour. Être enfin la plus belle. Dans ma plus belle robe, j'aurais souri à mes admirateurs. Comme Jupiter, mi dieu, mi femme. Adulée !
Et elle attendait toujours. Un gémissement, un souffle, un cri. Un signe. Juste une preuve que sa belle robe à fleur n'était pas juste un paraître. Elle voulait qu'on la prenne pour ce qu'elle était. Ni un jouet, ni une mère. Juste elle.
Vendredi, jour de Vénus.
Et serait venu le jour où l'on m'aurait considérée. Pas une putain. Non ! Une vraie femme. Une Vénus. Tu m'aurais aimé. J'aurais été ta princesse. Je veux être ton conte de fée !
Elle hurla. Dans le palais de justice, l'anonymat fit place à la consternation, puis à l'indignation. Des policiers se jetèrent sur elle, la maîtrisèrent, la frappèrent un peu. Bâillonnée, attachée, privée de liberté, il ne lui restait vraiment plus rien.
Samedi, jour de Saturne.
Et je suis la à me rouler dans la boue. Traînant autour de moi mes anneaux de détresse. Ces derniers jours, je n'ai fait que rêver. Mon dernier rêve d'enfant. Danseuse, chanteuse, étoile. Tout cela n'arrivera jamais. La fin est proche.
Alors le temps s'arrêta. Elle cessa de le subir. Elle se l'appropria.
Dimanche, jour du Soleil.
Voilà. La fin arrive. Je vais enfin renaître. Je vais rejoindre le firmament. Au côté du soleil, devenir une étoile. Voir la terre de si haut qu'elle me paraîtra infime, débarrassée de tout.
Elle ne fit plus rien, mais vraiment rien. Elle arrêta tout, bouger, respirer, vivre. Elle mourut comme elle avait vécu.
Dans sa plus belle robe à fleur.
article n°9/17
le 13/12/2005 à 20:34
un peu de musique
"... e non sapremo mai
da che segrete stanze
scaturisca il canto
e da quali lontananze, paure, rabbia,
tenerezza
o rimpianto
e da quale nostalgia
prenda voce e parta
questa lunga scia
che ancora adesso
e imprevedibilmente
ci porta
via"
article n°10/17
le 12/12/2005 à 18:59
mes idioties
À l'ennui de naissance, l'énervement des sens rend plus indigeste encore. Ne se matérialise rien. Et se dispersent les songes. La mélancolie, vieille ennemie fidèle, s'évertue à être. Sournoise et à l'affût du premier signe de faiblesse, distinctif. Apitoiement de soit, atermoiements des autres, exotique paranoïa. Reflet à peine ombré d'une inconfiance cruelle, éternelle au demeurant. Le refuge est malingre, chétif souvenir enfant, l'asile est psychiatrique. Et les maux sont valises. Comme autant de bagages d'un voyageur de la peur. Tangence et faux-fuyants, à cheval sur l'exil. Cicatrices du martyr d'une déroute amère comme un paraphe ému au bas d'une épitaphe. Ci-joint, en pièce gisante, celui qui n'étonne plus, celui qui reste encore. Les plaisirs s'enveniment, ont maintenant goûts de fiel. Ils s'allient, mal en pis, à l'autodestruction. Ils campent en déraison et fourvoient le distrait. Aliènent-ils la confiance ? Sont-ils encore plaisirs ? Ou sordides habitudes transmutées par l'excès.
Non, je n'évolue pas. Je pense même que j'empire. Je perds tous mes amis. Je perds mes gens de cœur. Je m'évertue à échouer. Ne veux rien réussir. J'ai une colère rentrée, une violence contenue que j'exerce sur moi. Je deviens arrogant, violent et impatient. Inapte. En tout. Incohérent, méchant, monotone et sordide. Je ne crois plus en rien. Je n'ai plus d'idéaux. Je n'attends plus non plus. En bateau ivre, je flotte au gré des jours trompeurs. Je m'annihile doucement. Je ne rêve même pas. J'ai perdu la flamme qui faisait mon œil bon, bienfaisant, attentif. Mes yeux n'éclairent plus rien. Ils sont froids et distants, ils transpirent le dédain, le rejet, l'à-quoi-bon. Et j'ai comme mal au cœur.
Les ruines sont effectives. Constructions avortées, tristes restes de futurs jamais osés. Il n'y a pas à pleurer, il n'y a pas à rire. Il n'y a rien à dire. Il n'y a rien à penser. Les semaines, les jours se suivent sur le fond. La forme en variation d'une même partition. Et la vie va son temps, fragile et éphémère, rythmée par les battements d'un cœur irraisonnable. Fidèle pourtant, courageux, mais tellement malléable, au bon, à la brute, au truand...
Aux humeurs de chien...
Errant.
| lun | mar | mer | jeu | ven | sam | dim |
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Le 11 juillet 2004, jour de désœuvrement, quelque peu désorienté, je couchais mes premiers mots sur ce cyber-espace. Espace qui me ressemble, sans décors, artifices. Structuré, catégorisé, daté. Ces cadres-repères que je bouscule souvent évitent aux pauvres phrases de tituber de trop. Vascille, oscille, sinusoïde reflet de mon temps qui s'écoule. Y trouvé-je mon compte ? Écrire me plait assez. Oh, c'est bien inégal et sans fil conducteur. Espace semi-public au contenu privé. J'y écris mes peines, mes joies, mes émotions, mes goûts, mes sensations, mon vécu, ma vie. J'y cite des auteurs, présente de la musique. Les langues s'y mélangent. Internationalisation.
J'ai toujours pensé arrêter un jour anniversaire...
Peut-être vais-je continuer. Anonyme page personnelle perdue sur l'immense toile, coque de noix, radeau de fortune. Elle est un miroir dans lequel je ne me mire jamais. Elle est une trace, un souvenir, anecdotes d'existence. Sans consistance, sans rythme, sans valeur, sans recul. Elle reste encore et toujours cette histoire écrite par un idiot, pleine de bruit et de fureur qui ne signifie rien. Elle est un exercice, un arrêt sur image, une pause quotidienne. Un moment de détente, un instant d'analyse, un regard sur moi-même. Elle est moi et elle ne l'est pas. Elle est le moment ou je m'arrête. Elle est l'instant repli. Autodérision ? Autosatisfaction ? Autosuffisance ? Auto, auto, auto... 562 articles aujourd'hui. Mysanthropie.