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article n°1/2
le 20/12/2007 à 17:06
mes idioties

du zéro absolu à l'infini zéro

Comme un renvoi glacé de mon image fanée, je n'ai plus cette aisance, cette essence du mot juste. Mes ressentis s'égarent et se cherchent au normal. Et le grand vide s'installe. Et je m'ennuie tellement. Englué, balivernes, banalité, querelles. Rien ne domine, rien ne sous tend et tout est linéaire. Je veux rentrer chez moi et vivre auprès des miens, je veux revoir mes lieux, saluer mon quotidien. Je n'aime pas mon ici. Je m'y vois inutile. Je m'enferme et me perd. À ne plus savoir qui je suis, je rejette sur autrui cet - hors-de-moi - fantôme et ressasse conjectures. Inadapté de cœur, inadapté de corps et totalement immuable. Trop long temps d'endormis, trop long temps d'entretien d'un passé qui poursuit. Et rattrape et épuise. Mes clichés sont solides. Je reproduis sans cesse ma même hantise du loin et accuse et condamne. Je me vois me changer, métamorphose hideuse, devenir ce sale con au combien détestable. Je me vois mal-aimant, obscur et rugissant, accusant et déviant. Je ne m'aime pas, je fais peur à ma tête et j'obscurcis mon âme. Entre médicaments, alcools et faux-semblants. Ivresse pour passer le temps, inhibiteur sélectif pour passer le malade mais rien ne passe vraiment. J'ai toujours mal un peu, de crise en rémission, de pis en mal-en-mieux. Et tous ces espoirs vaincs qui s'écroulent à la seconde, ces moments ou je crois. Avenir à dessin, à venir le meilleur, à penser revenir. L'abandon si terrible est de ma faute à moi, je me soustraie tout seul. Je m'ôte des équations à multiples connus et le putain de X n'a plus d'adresse connue. Je fuis le soutien d'autres et dédaigne et cynique, je m'insurge en minable et détruis le construit. Je ne veux rien créer et je suis bon à rien. Je ne veux rien faire durer. Je veux souffrir encore et sacrifier ma vie, la pourrir et la taire. Et demain, je pleurerai, complètement ivre-mort, dans un caniveau loin qui rira à ma peine. La faillite annoncée d'une vie à tout péter. Mon sang dans les égouts, mon cœur dans le dégoût.


article n°2/2
le 05/12/2007 à 00:56
mes idioties

une saison en enfer

Et décembre s'annonce, et suit un novembre dissonant.

Entre deux eaux toujours et encore engourdi. Et plus envie d'écrire pour le moment. Le plaisir est enfui.

Plus vraiment de saveurs quand les mots ne viennent plus. Je tourne en rond ici, je tourne en rond ailleurs.

De lassitude émue.