... avant arrêt
... avant départ
Je n'arrive de nulle part.
"it is a tale told by an idiot, full of sound and fury signifying nothing."
Inspirer. Regarder, gouter, sentir, toucher, entendre. Dehors l'orage gronde, le sentir dans ma chair. Et ne plus dériver. Loin des peurs, loin des pleurs, expirer. Hors des lieux mystérieux où rien ne bouge jamais. Sur cette terre pas d'immuable. Jamais. La route est déserte à cette heure de la nuit et la fenêtre close. L'ouvrir en grand, ressentir le tonnerre. L'esprit est endormi, seuls les sens s'activent à l'unisson de rien. Ne pas me compromettre, ne rien imaginer. Laisser faire cet orage, pouvoir l'apprivoiser. Mais je ne suis pas de l'étoffe dont on fait les héros, non, vraiment pas. Je n'ai pas la prétention de snober l'univers. Couard, faible et sans art. C'est juste que je ne dors pas, je me prend à rêver.
article n°1/13
le 22/02/2006 à 22:50
mes idioties
... avant arrêt
... avant départ
Je n'arrive de nulle part.
article n°2/13
le 21/02/2006 à 22:55
mes idioties
Bah !
article n°3/13
le 19/02/2006 à 02:31
mes idioties
Comme un symbole ami, à propos dans cette histoire. Il est apparu, sans crier gare, entre deux ondées sévères. Éclaircie peut-être, enfin, et soulagement des synapses. Rééquilibrage des consciences, désengorgement des imaginaires. Nous nous sommes arrêtés. Nous l'avons regardé. Bienveillant, comme un exprès pour nous et nous avons aimé. Le reste fut adéquat en symbiose sensuelle.
Et le temps fut trop court.
Bientôt, oui bientôt.
Je reviens accompli de confiance revenue.
article n°4/13
le 18/02/2006 à 15:25
mes idioties
Gris, reste de gris à l'horizon... Sombre le temps de mon inimportance et longue encore la route des doutes. Je n'émerge toujours pas, j'ai toujours le souffle court et la mémoire en rappel. Triste épisode d'austérité, longue, beaucoup trop longue. Grise, mon âme reste grise de mélancolie... Indigeste.
article n°5/13
le 14/02/2006 à 23:15
mes idioties
Voilà.
Dernière visite programmée. Je ne devrais pas y retourner. Un an à raconter, un an à disséquer. Analyser les semblants, regrouper les fuyants. Rien n'est différent, vraiment, pas de bouleversements. Juste un autre regard, un peu plus loin des fonds. Un peu plus raisonné, un peu plus ascéré.
Le reste, affaire en cours, à bâtir entre temps, à progression constante. À faire seul. À faire face. Le reste suivra à mesure de ma force. Je n'ai pas fini, je ne suis pas guéri. Et j'ai tout à apprendre.
La dame était charmante, je lui ai dit au revoir, elle m'a souhaité bon vent.
article n°6/13
le 13/02/2006 à 01:07
mes idioties
Samedi soir, tard, dans les rues de la ville. Quelqu'un me demande du feu. Je lui tends mon briquet. Je lui dis qu'il fait froid, j'ai les mains un peu fraiches. - Une minute, me dit-il, j'ai récupéré un carton entier de gants, ils sont là, dans mon camion - et il m'en donne une paire en laine noire. Hasard et générosité ont croisé ma route. J'ai bien aimé.
article n°7/13
le 10/02/2006 à 23:16
mes idioties
Je suis né sans astuces ni don particulier. Je suis, solitaire par excès d'existence. Je suis, personne et nomenclature, résumé dandyique. Je dépose les humeurs défaitistes et repose mon passéisme confus. Caricature suprême, en excuse du moment, je pleure ma liberté d'être et d'individualiser, au nom d'un principe de société... Bafouée, toujours, liberté, je crie ton nom dans l'absurde de l'humanité. Foi du crédule qui ne demande qu'à ressuciter ou communier ou ex. Foie du croyant, sain, sans porc et sans alcool. Fois du matheux qui multiplie les pains...
Le monde se givre en un hiver de peur, auto-laudatif, auto-ritaire-ou-crate, ou chaque difference est un crime et chaque confiance aussi... Age-sexe-ville, pédigré. Laise-majesté... Haïssons-nous les uns les autres, l'étendard est levé. Et ils brandissent des saints, et ils brandissent dessins, et ils brandissent des seins. Et ils tuent, et il tue, et tue il ? Es-tu il ?
Je suis né sans astuces ni don particulier. Je suis, solitaire par excès d'existence. Je suis idiot aussi, j'ai cessé de mentir. Mes théories ? À l'eau dés contradictions. Je cherche encore parfois des idées de toujours dans des livres obtus que je lis de travers. Je ne comprends rien, je ne crois en rien, je ne m'offusque de rien.
Je ne cite personne pour ne pas influer. Trahison, rebellion, mal-à-propos, interprétation, liberté, piratage, copie privée ? Vénération, théorisme, amalgame, DRM. Contrôle, Euros, sécurité. Législature, P2P, geek, bonhomme... Mille mots pour mille personnes.
La curiosité comme principe d'existence. Que penser de ces sons que je n'aurais jamais connu sans le web ? Que dire de ces disques "introuvables" ? Quels sons construire, et sur quelles base aujourd'hui, quand, comme le reste, tout se construit en résultante du passé ? Quel argent pour les "vainqueurs" quand tant d'artistes inconnus ? Messieurs les majors, l'argent ne vient pas d'un CD vieillissant protégé par des dispositifs anti-copies inutiles et incertains, mais bien plutôt d'une notoriété toute nouvelle, née du média web, plus universelle et autrement plus lucrative, parce que pourvoyeuse de sensations, d'émotions, tellement plus en phase mais tellement moins commerciale.
La musique de demain n'a plus rien de fédérateur. Elle touche l'oreille de chaque individu. Elle agit comme un agitateur de conscience et mêle l'erzatz de chacun au grand tout, absurde et volontaire, omnipotent, omniscient, chiant.
Plus que jamais, le rock'n'roll c'est tout à fond
Plus que jamais, sois vif !
article n°8/13
le 08/02/2006 à 00:00
les mots des autres
"A force d'appeler ça ma vie je vais finir par y croire. C'est le principe de la publicité."
Samuel Beckett - Molloy - 1951
article n°9/13
le 07/02/2006 à 23:52
mes idioties
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article n°10/13
le 06/02/2006 à 12:35
images inner

Nouvelle signalétique dans les rues d'Amsterdam... Fumer nuit gravement, et caetera...
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Le 11 juillet 2004, jour de désœuvrement, quelque peu désorienté, je couchais mes premiers mots sur ce cyber-espace. Espace qui me ressemble, sans décors, artifices. Structuré, catégorisé, daté. Ces cadres-repères que je bouscule souvent évitent aux pauvres phrases de tituber de trop. Vascille, oscille, sinusoïde reflet de mon temps qui s'écoule. Y trouvé-je mon compte ? Écrire me plait assez. Oh, c'est bien inégal et sans fil conducteur. Espace semi-public au contenu privé. J'y écris mes peines, mes joies, mes émotions, mes goûts, mes sensations, mon vécu, ma vie. J'y cite des auteurs, présente de la musique. Les langues s'y mélangent. Internationalisation.
J'ai toujours pensé arrêter un jour anniversaire...
Peut-être vais-je continuer. Anonyme page personnelle perdue sur l'immense toile, coque de noix, radeau de fortune. Elle est un miroir dans lequel je ne me mire jamais. Elle est une trace, un souvenir, anecdotes d'existence. Sans consistance, sans rythme, sans valeur, sans recul. Elle reste encore et toujours cette histoire écrite par un idiot, pleine de bruit et de fureur qui ne signifie rien. Elle est un exercice, un arrêt sur image, une pause quotidienne. Un moment de détente, un instant d'analyse, un regard sur moi-même. Elle est moi et elle ne l'est pas. Elle est le moment ou je m'arrête. Elle est l'instant repli. Autodérision ? Autosatisfaction ? Autosuffisance ? Auto, auto, auto... 562 articles aujourd'hui. Mysanthropie.