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article n°1/18
le 27/03/2006 à 11:30
in the afternoon

universal connections

what is the difference between analogue and digital, physical and virtual? what connects and bridges these apparently different worlds?

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a snapshot from summer, your favorite gig, your first time or your last flirtation. do you want to click through your memories or bury them?

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what's more significant – what we see or what it means? object or content?

dialog05 - universal connections - 2005


article n°2/18
le 26/03/2006 à 17:42
mes idioties

Boum boum et bis repetitae.

Une douceur printanière et des fenêtres ouvertes. Des rythmes électroniques. Surgissent en décibels, modifient les préceptes. Tourbillons de couleurs à 180 BPM. La musique se fait précise, astucieuse. Elle convulse les êtres en une irrésistible envie de danser. Les corps s'agitent et se déhanchent. Désarticulent. La danse, transe, épouse les sons et des sourires dessinent les visages. Vagues technoïdes, crêtes sinusoïdes à l'assaut des réticences. Répétitives.

Boum boum et bis repetitae.

Des chapiteaux de cirque élevés au milieu des champs. Rendez-vous sur les parkings. Une faune extravagante, carnaval underground. Sifflets, applaudissements, lumières et remontants. La musique et la fête, la musique est la fête. Des maîtres de cérémonie se relaient aux platines, agissent et réagissent aux mouvements de la piste. La pression monte, les danseurs crient. Hourras d'accords actifs.

Boum boum et bis repetitae.

Et d'autres lieux d'imaginaires à des heures déroutantes. Des happenings insolites. Des murs d'enceintes déclinent les sons de l'expérience. Et les danseurs dérivent, accordés à leurs sens. L'expérience est musique, l'expérience est unique. Musique et liberté, Musique est liberté.


article n°3/18
le 25/03/2006 à 17:24
mes idioties

Mélodie - du bonheur

Le prénom d'une petite fille. Mèl, Mélie, Mélo, Mélodie. Douce, sensible, gentille et remarquable. Enfant caline et adorable. 9 ans, 9 ans aujourd'hui. Bon anniversaire, jolie Mélodie.


article n°4/18
le 24/03/2006 à 23:51
24 images secondes

If you can't find a friend... make one.

Adam.- So, what'd you think?
May.- It was sweet... I don't think she could've got his finger off in one bite, though. That part seemed a little farfetched.

May film capture 1

Adam.- Whatcha readin' about?
May.- Amputation.
Adam.- Is that for work?
May.- Nope. It's just for fun.

May film capture 2

May.- I need more parts.

May film capture 3

Lucky McKee - May - 2002


article n°5/18
le 23/03/2006 à 17:26
mes idioties

Clichés

À l'horizon de ma vie, s'étirent les tracés de ma jeunesse au déclin. En élastique. J'y vois mes restes d'idéaux qui se déconstruisent à mesure.

Cliché. La roue tourne, inexorable. Je modère le révolutionnaire, l'anarchiste devient libertaire. Le temps œuvre à sa guise, annihile les ardeurs et l'homme mûr se fait responsable, laborieux, consciencieux. Je me fond dans le moule et acquière des rêves communs. En symptômes d'une sociabilisation inéluctable, les désirs se matérialisent, argent, voitures, maisons, enfants, chiens, épargne populaire... Infernale poursuite d'un bonheur en instance.

Cliché. Étapes d'existence en successions identiques. Des enfances similaires de traumatismes psychanalytiques. Des adolescences - rois-du-monde - en rejet des ordres établis, dénis des autorités, à jouer avec la vie. Des vies de trentenaire à tenter de construire. Déjà les schémas changent. Et nostalgiques déjà. Un soupçon de pessimisme.

Cliché. L'âge de raison ou je m'interdirai plus que je ne m'autoriserai. Ma propre réduction des espaces me confinera, borné. Intransigeant, circonspect, brandir mes vérités en étendards du vieux con. Et je serai celui que j'ai longtemps rejeté. J'éduquerai, conseillerai, en mon âme et conscience, montrerai les limites à ne pas dépasser, celles-là même qui m'auront toujours - effrayées - arrêtées.

Cliché. Mon abdomen, reflet de mon état. Rondouillard et gonflé de a) mes économies, repas gastronomiques, épargne astronomique, richesse matérielle, b) mes excès alcooliques, repas trop caloriques, soirées anxyolitique, déchéance corporelle. Indigence intellectuelle. Indigence temporelle.

Cliché. Retraité, fatigué, à l'arrêt. Vacances, enfin, en attendant la suite. Je deviendrai agneau et pardonnerai la fuite. ballotté, prisonnier, de foyers en asiles, je sourirai au monde, philosopherai la vie. Je prierai pour les miens, je croirai au destin. Je me porterai bien. Et ce, jusqu'à la fin.

Cliché enfin ceci. Tout cela n'est que récit. Minuscules pensées, vagabondage d'esprit. Des phrases à bon marché. Une heure d'après-midi. Sans prétention, ni prédiction.

De demain, je ne sais rien.


article n°6/18
le 22/03/2006 à 04:42
les mots des autres

De la volonté de puissance

"Il faut aller ici jusqu'au tréfonds des choses et s'interdire toute faiblesse sentimentale : vivre, c'est essentiellement dépouiller, blesser, violenter le faible et l'étranger, l'opprimer, lui imposer durement ses formes propres, l'assimiler ou tout au moins (c'est la solution la plus douce) l'exploiter ; mais pourquoi employer toujours ces mots auxquels depuis longtemps s'attache un sens calomnieux ? Le corps à l'intérieur duquel, comme il a été posé plus haut, les individus se traitent en égaux - c'est le cas dans toute aristocratie saine - est lui-même obligé, s'il est vivant et non moribond, de faire contre d'autres corps ce que les individus dont il est composé s'abstiennent de se faire entre eux. Il sera nécessairement volonté de puissance incarnée, il voudra croître et s'étendre, accaparer, conquérir la prépondérance, non pour je ne sais quelles raisons morales ou immorales, mais parce qu'il vit, et que la vie, précisément, est volonté de puissance. Mais sur aucun point la conscience collective des Européens ne répugne plus à se laisser convaincre. La mode est de s'adonner à toutes sortes de rêveries, quelques-unes parées de couleurs scientifiques, qui nous peignent l'état futur de la société, lorsqu'elle aura dépouillé tout caractère d'exploitation. Cela résonne à mes oreilles comme si on promettait d'inventer une forme de vie qui s'abstiendrait de toute fonction organique. L'exploitation n'est pas le fait d'une société corrompue, imparfaite ou primitive ; elle est inhérente à la nature même de la vie, c'est la fonction organique primordiale, une conséquence de la volonté de puissance proprement dite, qui est la volonté même de la vie. À supposer que ce soit là une théorie neuve, c'est en réalité le fait primordial de toute l'histoire, ayons l'honnêteté de le reconnaître."

Friedrich Nietzsche - Par-delà le bien et le mal - 1886


article n°7/18
le 18/03/2006 à 22:19
mes idioties

Gueule de bois...

Ça va mieux ce soir. L'alcool est dissipée et le mal-être aussi. On est rentré dans l'ordre.


article n°8/18
le 17/03/2006 à 22:46
mes idioties

Miscellanées

14:17
Deux chats squatteurs, dormeurs, perdent leurs poils. Le téléphone sonne, je ne pense pas à décrocher. Un soleil de printemps envahie l'espace, une belle journée. Mes vêtements sont rangés, la musique est sur "play", l'ordi est connecté. Mes livres s'éparpillent déjà, un Neruda ici, un Bachelard là, et Sartre et Llosa...

16:59
Pas de travail, ici... "Revenez dans 10 jours et on fera le point." Réfléchir une fois de plus à la finalité car tout est provisoire. "On verra" encore et toujours. Je vais... attendre 10 jours.

18:32
J'ai fait un peu de cuisine, un cake au thon et aux olives. Ma spécialité "à l'ancienne", apprentissage-les-dents-longues. Tout le monde aime, tout le monde adore. Je ne l'ai pas raté.

19:51
Contact MSN, un ancien collègue. Ça a l'air d'aller pour lui. Il est en week-end. Et moi, je bois mon deuxième whisky. Habitude, quand tu me tiens, quand tu me ronges.

20:06
Deux whiskys plus tard... Undead, undead, undead.

21:44
4400 vaste souvenir, regard inverse. Quand tout s'optique de travers. Medium spraradrap, on colle, recolle quoi ? J'imagine le monde à l'éthéré de mon univers, le découvre en simulacre. Comme un impossible rappel de rêve. Je ne suis pas si bien... Pas comme je le pensais. Pas comme je l'espérais. Je savais.

21:45
Je savais quoi au fait ? Que tout est tordu d'avance ? Que le nécessite se devance par l'absurde ? Que vaille que vaille les âmes en compliqué. Je suis de ces maudits qui chercheront toujours. Je traffique mes idéaux, traffique mon idéal. IL s'égare à la nuit. En loup-garou, je transfère mes possibles, prêt à mordre, à saigner, à vendre mes douleurs. Inconscient de la vie, je ne refuse rien.

22:00
À 10 heures inapte, je ne sais plus quoi penser, quoi croire, quoi montrer. Je me vautre en immonde reflet de mes travers, la belle et la bête, complexe de compte de faits. Conte de fée qui tourne à regression, il était une fois rien, il ne se passait rien. Il était deux fois rien, il ne se passait rien. Et je suis un menteur.

22:15
A guita os botes
a vida os dotes
Tu isso entra na sua inconsciencia
Jóias Reais
Bem Materiais
Querem tudo menos a tua inteligencia

22:23
Rien ne semble indiquer l'erreur. Car il n'y en a pas. L'erreur, la seule possible, est inhérente : je suis l'erreur. Et la faute est moins grave. Je me trompe, vraiment, ou pas. Je ne sais pas, les jours à venir seront conseillés, sauront conseiller.

22:28
Retour ?

22:29
Miscellanées STOP, suffisament durées. À l'inutile des mots, ressemblant à souhait au vaste rien d'ici qui fait peur au reste. À l'habitude du lieu, j'ai maudis l'invraissemblance et crée des conflits hors catégorie, en rappel d'une pauvre existence inaliénée qui croit encore aux nonchalences, aux dérives passagères, aux luttes d'âmes en vacances

22:30
Vous envierez un peu l'éternel estivant qui fait du pédalo sur la vague en rêvant qui passe sa mort en vacances


article n°9/18
le 15/03/2006 à 23:22
mes idioties

Jour N

Aujourd'hui, je suis arrivé chez N et tout a bien commencé.


article n°10/18
le 14/03/2006 à 20:43
un peu de musique

Plus rien

"Il ne reste que quelques minutes à ma vie
Tout au plus quelques heures je sens que je faiblis
Mon frère est mort hier au milieu du désert
Je suis maintenant le dernier humain de la terre

On m'a décrit jadis, quand j'étais un enfant
Ce qu'avait l'air le monde il y a très très longtemps
Quand vivaient les parents de mon arrière grand-père
Et qu'il tombait encore de la neige en hiver

En ces temps on vivait au rythme des saisons
Et la fin des étés apportait la moisson
Une eau pure et limpide coulait dans les ruisseaux
Où venaient s'abreuver chevreuils et orignaux

Mais moi je n'ai vu qu'une planète désolante
Paysages lunaires et chaleur suffocante
Et tous mes amis mourir par la soif ou la faim
Comme tombent les mouches...

Jusqu'à c'qu'il n'y ait plus rien...
Plus rien...
Plus rien...

Il ne reste que quelques minutes à ma vie
Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis
Mon frère est mort hier au milieu du désert
Je suis maintenant le dernier humain de la terre

Tout ça a commencé il y a plusieurs années
Alors que mes ancêtres étaient obnubilés
Par des bouts de papier que l'on appelait argent
Qui rendaient certains hommes vraiment riches et puissants

Et ces nouveaux dieux ne reculant devant rien
Étaient prêts à tout pour arriver à leurs fins
Pour s'enrichir encore ils ont rasé la terre
Pollué l'air ambiant et tari les rivières

Mais au bout de cent ans des gens se sont levés
Et les ont avertis qu'il fallait tout stopper
Mais ils n'ont pas compris cette sage prophétie
Ces hommes-là ne parlaient qu'en termes de profits

C'est des années plus tard qu'ils ont vu le non-sens
Dans la panique ont déclaré l'état d'urgence
Quand tous les océans ont englouti les îles
Et que les inondations ont frappé les grandes villes

Et par la suite pendant toute une décennie
Ce fut les ouragans et puis les incendies
Les tremblements de terre et la grande sécheresse
Partout sur les visages on lisait la détresse

Les gens ont dû se battre contre les pandémies
Décimés par millions par d'atroces maladies
Puis les autres sont morts par la soif ou la faim
Comme tombent les mouches...

Jusqu'à c'qu'il n'y ait plus rien...

Plus rien...

Plus rien...

Mon frère est mort hier au milieu du désert
Je suis maintenant le dernier humain de la terre
Au fond l'intelligence qu'on nous avait donné
N'aura été qu'un beau cadeau empoisonné

Car il ne reste que quelques minutes à la vie
Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis
Je ne peux plus marcher, j'ai peine à respirer
Adieu l'humanité...

Adieu l'humanité..."

Les Cowboys Fringants - La Grand Messe - 2005