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article n°1/18
le 30/04/2006 à 03:05
les mots des autres

nada

"Torture mentale physique psychose
Torture mentale physique nevrose
Torture mentale physique osmose
Neant neant neant neant
Nada nada nada nada"


article n°2/18
le 27/04/2006 à 18:23
mes idioties

Back to man power...

Embauche demain matin 05:00. Stop.
La nuit va être courte. Stop.
De retour dans le monde du travail. Stop.

Bon...


article n°3/18
le 25/04/2006 à 19:26
mes idioties

Prologue (UPDBDC remix)

Le jour se levait à peine ce matin là quand l'héroine ouvrit les yeux. Elle avait dormi à poings fermés dans son lit trop grand pour elle.

Dehors, la neige recouvrait la rue. De gros flocons continuaient à tomber. Une lumière blanche, hivernale, filtrait à travers les vitres givrées de la fenêtre.

L'héroine se leva et s'en approcha. La rue lui apparut fantomatique, déformée par le givre. Elle resta un long moment à contempler cette vision irréelle.

Elle croyait presque dormir encore.

Finalement, elle sortit de sa torpeur et, s'éveillant définitivement, se dit que seule la saison était responsable de sa perception erronée de la rue ; cette rue qu'elle connaissait si bien.

Il lui faudrait affronter le froid tout à l'heure. Elle frissonna et s'écarta de la vitre gelée. Pour le moment elle était au chaud, chez elle, nue. Elle déjeuna, se lava et enfin s'habilla. Elle prit sa grosse écharpe rouge qu'elle gardait pour les jours les plus froids de l'hiver et, ainsi camouflée, quitta son appartement.

Sur le palier, elle croisa son voisin, une baguette à la main. Il devait donc être 9H15. Elle connaissait ses habitudes. Elle agita sa main à son encontre, échangea quelques signes (de politesse, uniquement de politesse) puis l'oublia bien vite. Elle atteignit la lourde porte d'entrée, l'ouvrit et sortit.

Elle était dans la rue.

Aussitôt, le froid la saisit. L'héroine resserra son écharpe sur son cou et se sentit prête à supporter cette froide journée d'hiver. La rue était déserte et belle, d'une blancheur immaculée. L'héroine sentit la joie monter en elle. Comme elle aimait marcher sur le trottoir recouvert de neige, elle avait l'impression de fouler une grosse moquette épaisse. Son visage rosit par le froid laissa apparaître un large sourire. Elle avait toujours aimé la neige.

Comme une enfant maintenant, elle courrait sur le trottoir, sautait sur des marelles imaginaires. Elle repensait aux bonhommes de neige de son enfance. Elle fit une grosse boule de neige qu'elle garda entre ses mains nues. Le froid les ankylosa bien vite mais elle aimait ce contact.

L'héroine était maintenant au bout de la rue. Par habitude, elle se dirigea vers la station de métro, mais se ravisa. Il n'y avait plus de métros depuis bien longtemps. Elle continua à pied. Elle atteignit le carrefour.

Soudain, au coin de la rue, elle n'était plus seule. Des milliers de gens étaient là, agglutinés, battant des mains, tapant des pieds, certains agitant des fanions, d'autres des banderoles. Il y avait dans l'air une forte agitation. L'héroine la sentait, la percevait de tout son être. Sans doute, ces gens devaient crier, hurler. Pourquoi une telle liesse ?

Un instant, l'héroine crut qu'un heureux événement venait d'arriver. La neige tombait drue et elle ne distinguait pas encore le groupe. Curieuse, elle s'approcha de la foule pour mieux voir.

Aussitôt, l'héroine comprit.

Ce n'était pas de la liesse mais de la haine. Les visages des gens étaient affublés d'affreux rictus, on aurait dit des monstres sanguinaires. Elle sentit leur dégout, leur colère sourdre ! L'atmosphère était guerrier ! Amplifié par le froid environnant. Elle aperçut enfin, de l'autre coté du carrefour, une horde de barbares féroces, vêtus de bleu, brandissant matraques et boucliers.

Tout à coup, une pluie de cailloux, de bouteilles enflammées, de pavés s'abattit tout autour d'elle.

Elle resta là, pétrifiée, ne comprenant plus rien. Sans savoir ni pourquoi ni comment, elle se retrouva entre les géants bleu et les réfractaires à banderoles.

Maintenant, tout allait trop vite, la tête lui tournait... Ils approchaient ! Tout de suite ils furent sur elle ! Elle n'eut même pas le temps de comprendre qu'elle était au cœur d'une manifestation, la mort la frappa par derrière.

Elle ne l'entendit pas venir ; l'héroine était sourde.


article n°4/18
le 24/04/2006 à 14:13
in the afternoon

Ignorance of your culture is not considered cool.

The Residents - Constantinople - flash movie clip

"Here I come, Constantinople.
Here I come, Constantinople.
I am coming, Constantinople,
Here I come.
All the leaves are off of the oak and
All of the sheep have followed the spoken
Word. I'm coming
Constantinople.
Here I come.
So I stand out in the open.
All my friends are with you I hope and
Pray. I'm coming Constantinople.
Here I come.
Here I come, Constantinople.
Here I come, Constantinople.
I am coming, Constantinople,
Here I come."

eyeball mens

The Residents - Duck Stab - 1978


article n°5/18
le 22/04/2006 à 18:06
mes idioties

Ctrl + Z, undo, undo, undo...

Flash-backs émotionnels, à l'approche de nulle part, retour sur inconscient. Artefacts d'histoires trahissent mes hérésies. En complexé d'œdipe, Freud penche sur mon berceau. Qu'y voir ? Présence, passé, vestige enfant, protection éclatée ? Projection décalée qui brise mes élans, me change en immobile. À l'image d'un autiste, je multiplie les 2... 2 X 2 X 2 X 2... Je compte mes pulsations. J'ai longtemps fui dehors et reste agoraphobe... Un peu. Crtl + Z, tentative, pour un retour, comprendre.

Je cherche, je cherche les causes de mes angoisses profondes. Lutte intestine, chronique, je m'épuise au combat. Les mêmes obstacles m'obsèdent.

Toujours en quête d'ailleurs, d'éden et de lumières. Ligne claire révélatrice tracée au plus profond. Perspectives en délire, l'art est divinatoire. Combine les éphémères en éternel glorieux. Aventure ?

Catharsis. M'éloigne vers des rivages, des pays d'inventions. Les cris aux loups méprisent, amenuisent... Divertissent. Les lieux sont incertains, peuplés de créatures et le sol est mouvant. Courir aux libertés, sourire aux solitudes. Aimer cet état d'être. Ne plus y revenir. Ne plus m'y retenir.

Abandonner peut-être, m'abandonner enfin.


article n°6/18
le 21/04/2006 à 01:35
mes idioties

À l'envers du décor

D'obscures images, encore, me traversent l'esprit, des sensations tronquées. Je navigue en aveugle. Eaux troubles, noires, torrentueuses, le doute pleut sur mes nuits. De nouveau à l'absurde de raisons qui déclinent. Léthargie revenue, apathie de l'ennui. Inéluctable. Ne serai-je toujours que cet être à côté ? En marge de la vie, impuissant de faiblesses. Éternel immature des situations périls ou je reste à l'étroit de mes temps de misère.

Mal à l'aise et vaincu, j'accuse les coups du sort, me tourne vers les chimères et autres sorcelleries. J'appelle à l'exorcisme, use des superstitions. Rien n'y fait, le mal est. Le destin est malin. Ainsi, en peu à peu, je me noie de penser, je dis tout, son contraire, hurle à contrariété. Le destin disparaît, ma langue est trop pendue. Je dis des mots de travers et crie des mots de trop.

Et je nourrie mes jours de maux artificielles, en complainte des tristesses, en prélude d'inactions. J'érige sur des vestiges des ponts en allumettes, des maisons de papier, des châteaux de cartes, à jouer. Je n'y pense plus vraiment, flagrance d'habitude. Je ne suis ni sain ni sauf, échoué il y a longtemps. Et je dérive en peurs. Paniques et crispations, et rêveries en sursis. Je souffre encore, encore, suffis ma peine et pleure.

Je suis l'aigri de tous et je deviens méchant.


article n°7/18
le 20/04/2006 à 12:38
mes idioties

souffler...

...n'est pas joué


article n°8/18
le 15/04/2006 à 04:49
images inner

soirées Jameson addict... encore

début
Un apéritif

milieu
Un bar

fin
Une ville


article n°9/18
le 14/04/2006 à 00:08
mes idioties

J'ai la nostalgie de la gadoue

Hubert-Félix Thiéfaine, ce soir. Un spectacle dantesque, basse batterie qui martellent, guitare sur-saturée. Très en forme, HFT. La cinquantaine rock'n'roll, le monsieur est monté sur ressort. Et ça cogne très fort. Alternent les dernières compos et les anciennes coup-de-cœur. Chroniques bluesimentales sur fond d'amphétamines. Des redites au grandiose, l'alligator 427 cotoie les dingues et les paumés suspendus aux dernières balises - avant mutation.

Public hétéroclite. 15 à 75 ans. Papy, mamie regardent un peu perdus. La dame ferme les yeux devant les stroboscopes. Une toute jeune fille s'oublie sur le siège devant moi. Public calme et sage en contraste avec la scène, avalanche électrique. Ambiance survoltée.

Monsieur Thiéfaine finit cette soirée dans son style-bien-à-lui, annonçant sa candidature à l'élection présidentielle de 2007. Président sans programme, il se propose de vendre la France en parcelles ou d'acheter la Colombie.


article n°10/18
le 13/04/2006 à 13:55
mes idioties

les anniversaires

88 et 38, ma grand-mère et mon beauf-frère. 13 avril 1918 et 13 avril 1968. 2 très bons anniversaires.