article n°1/7
le 31/05/2007 à 21:49
mes idioties
Je me profile circonstancié... Encore une fois ailleurs. N'ai pas su dire la cause. Et j'inquiète la demoiselle. Ai-je l'air à faire peur ? Sans doute un peu quand même. Je blase les plus tenace et fais fuir et ignore. Et pour s'en faut de peu. Grimbergens au compteur... Je suis comme fou à lier. Toujours à l'écoute de mes manques - douleurs, toujours à l'irascible. les mots ont la même peau, celle de l'incompréhension, je bégaie mes pensées d'une absurdie crédible. Et je suis vulnérable. J'ai le courage du lâche qui s'exhibe en enfer...
Sans doute autre chose à faire.
Je suis ouvertement prostré de mes manques de manquements. Ma suffisance est reine quand je ris au parloir, je n'ai pas d'amour sans peine et de peines sans humour.
J'ai violence et je suis.
Pour une seconde encore. Une minute, une nuit...
Indigeste ironie.
article n°2/7
le 30/05/2007 à 21:55
un peu de musique
"Do you think that if you were falling in space, that you would slow down after a while or go faster and faster? For a long time, you wouldn't feel anything and you would burst into fire, forever... And the angels wouldn't help you because they were all gone away".
El-P - I'll sleep when you're dead - 2007
article n°3/7
le 24/05/2007 à 22:46
mes idioties
J'ai aimé l'époque ou ma tête semblait pleine. Aujourd'hui, je la trouve vide et elle me désespère.
article n°4/7
le 11/05/2007 à 20:09
mes idioties
De ces jours ou rien ne va. Les nouvelles s'amoncèlent, mauvaises, désagréables. De cette envie furieuse d'être ailleurs, d'être un autre. Un jour comme aujourd'hui ou le morale décline et l'envie se sublime. Je ne suis pas d'humeur à affronter le vrai. Je me recroqueville, coquille. Je sens le désespoir envahir, procréer. Je sens la lassitude. Je sens la récession revenir à l'assaut. Et je m'écarte, honnête, me fond en solitude. Je souffre de trop aimer, trop vite et trop intense. Dément, je voudrais me blinder, ne plus rien ressentir, être apte à exister sans le souci profond de l'inconfiance en l'autre. Je voudrais pouvoir ne pas réagir, en avoir rien à faire et m'endormir, paisible.
Mon intranquillité comme maladie de l'erreur.
Un rien bascule le tout. Un rien bouscule le peu. Et je ne comprend plus. Je dérive et spécule, imagine le tragique. Je conçois l'improbable. Je me perd en folies qui ne piègent que moi et je fais mal à l'autre. Je réitère l'absurde et noie les résistances. J'ai mal ou ça ne se voit et je souffre en silence. Et je pleure à la nuit. Comme une bête, comme un gosse, je pleure sans m'arrêter. Effrayant et bruyant. Je pleure des larmes de pleurs. Je pleure des larmes de peurs. Je pleure des larmes d'enfant.
article n°5/7
le 09/05/2007 à 22:16
mes idioties
On se complique en situation. Se déraisonne, incompréhension. On se déchire, se désespère. On se déçoit et s'exaspère. On s'aime d'un amour bizarre, absolu, absolument. On s'aime d'un amour intense. N et moi et connivence. On se quitte à l'absurdie et se pleure et se fait mal. Des mots échappent et frappent et ripent. Drôle de couple, duo pas banal. Passionnel, passionnellement.
Un je t'aime, à la folie, un peu, beaucoup, passionnément.
On s'alimente à nos envies, on se susurre des mots d'amour. On se cajole et se caresse. En attentions, délicatesse. Pas un jour où l'on ne se cherche, pas un jour où l'on ne s'éprouve. Un peu trop loin et de suite manque. On s'est entendu, on s'est connu, on est venu et on s'est vu. Et on s'est avoué vaincu. On s'est trouvé, dés le début, comme un gout de t'en-vas-plus.
Comme un gout de revenez-y. Et nous y sommes revenu.
article n°6/7
le 08/05/2007 à 13:09
mes idioties
Salut à toi ô mon frère Salut à toi peuple khmer Salut à toi l'Algérien Salut à toi le Tunisien Salut à toi Bangladesh Salut à toi peuple grec Salut à toi petit Indien Salut à toi punk iranien Salut à toi rebelle afghan Salut à toi le dissident Salut à toi le Chilien Salut à toi le p'tit Malien Salut à toi le Mohican Salut à toi peuple gitan Salut à toi l'Ethiopien Salut à toi le tchadien Salut à vous les Partisans Salut à toi "cholie all'mante" Salut à toi le Vietnamien Salut à toi le Cambodgien Salut à toi le Japonais Salut à toi l'Thaïlandais Salut à toi le Laotien Salut à toi le Coréen Salut à toi le Polonais Salut à toi l'Irlandais Salut à toi l'Européen Salut à toi le Mongolien Salut à toi le Hollandais Salut à toi le Portugais Salut à toi le Mexicain Salut à toi le marocain Salut à toi le Libanais Salut à toi l'Pakistanais Salut à toi le Philippin Salut à toi l'Jamaïcain Salut à toi le Guyanais Salut à toi le Togolais Salut à toi le Guinéen Salut à toi le Guadeloupéen Salut à toi le Congolais Salut à toi le Sénégalais Salut à toi l'Afro-cubain Salut à toi l'Porto-ricain Salut à toi la Haute Volta Salut à toi le Nigéria Salut à toi le Gaboni Salut à toi le vieux chtimi Salut à toi Che Guevara Salut aux comités d'soldats Salut à tous les hommes libres Salut à tous les apatrides Salut à toi la Bertaga Salut aussi à la Banda Salut à toi punk anarchiste Salut à toi skin communiste Salut à toi le Libéria Salut à toi le Sri Lanka Salut à toi le sandiniste Salut à toi l'unijambiste Salut l'mouv'ment des Jeunes Arabes Salut à toi Guatemala Salut l'P4 du contingent Salut à toi le Shotokan Salut à toi peuple Kanak Salut à toi l'tchécoslovaque Salut à tous les p'tits dragons Salut à toi qui est keupon Salut à toi jeune Malgache Salut à toi le peuple basque Salut à toi qu'est au violon Salut à toi et mort aux cons Salut à toi le Yougoslave Salut à toi le voyou slave Salut à toi le Salvador Salut à toi le Molodoï Salut à toi le Chinois Salut à toi le Zaïrois Salut à toi l'Espagnol Salut à toi le Ravachol Salut à toi le Hongrois Salut à toi l'iroquois Salut aussi à tous les gosses Des îles Maudites jusqu'à l'Ecosse Salut à vous tous les zazous Salut à la jeune garde rouge Salut à toi le peuple corse Salut aux filles du Crazy Horse Salut à toi la vache qui rit Salut à Laurel et Hardy Salut à toi peuple nomade Salut à tous les "camawades" Salut à toutes les mères qui gueulent Salut aussi à Yul Brunner Salut à toi l'handicapé Salut Jeunesse du monde entier Salut à toi le dromadaire Salut à toi Tonton Albert Salut à toi qu'est à la masse Salut aussi à Fantomas Salut à toi Roger des près Salut à toi l'endimanché Salut à tous les paysans Salut aussi à Rantanplan
Sois le bienvenu.
article n°7/7
le 06/05/2007 à 22:17
mes idioties
Bleu, rose ? Couleur indéfinissable. Un champs d'un autre ton. Perdu entre les jaunes, vifs, envahissants, et les verts circonspects, on était là avant. Un champs. Myosotis ? Non. Plus grosses fleurs. Un champs de marguerite ? Un champs d'une belle couleur. Un champs de fleurs sauvages dressées pour oublier. Domestiquées, insectisées, et ogéaimiséees. Un champs de fleur à vaches. Aliments pour bestiaux. Ers cérébrés. En trois lettres hors dico. Qui montre ses couleurs, bleu et rose, mélanger. Erratum de l'année. Lutins, nous aurions pu lutter, d'autres lutteront. Mutins, nous aurions pu Muter, d'autres muteront. Lutinerie avouée. Puissent les vacances rester. Mutinerie avouée, un yatch karcherisé.
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morceaux choisis
- À venir naître au monde.
- Poème au temps qui reste
- Lettres à elles lisent
- Coupé du monde 2006
- Ctrl + Z, undo, undo, undo...
- À l'envers du décor
- Un dimanche, un café, madeleine...
- Prescription d'immobile
- Clichés
- Remarque importante
- Le son de choses
- Dans sa plus belle robe à fleur.
- Humeurs de chien
- Zône interdite
- Novembre à l'avenant.
- Une minute
- Chouette !
- Réverbère des sourires
- Mot-aime.
- Juste un peu de baume, là.
- 21st Century Crooners
- Que bonita es la vida contigo
- Oui, Yes, Sim, Si, Ja, Jes
- Bleu du ciel, bleus à l'âme
- Borbo 2 - Jameson addict - Hic
- Grisaille et violoncelles.
- Je pense donc je triste
- Sortir un lapin d'un carton à chapeau...
- Sourire
- Manif estou
- Parenthèse
- Nuit
- Allongé dans l'herbe
à propos
Le 11 juillet 2004, jour de désœuvrement, quelque peu désorienté, je couchais mes premiers mots sur ce cyber-espace. Espace qui me ressemble, sans décors, artifices. Structuré, catégorisé, daté. Ces cadres-repères que je bouscule souvent évitent aux pauvres phrases de tituber de trop. Vascille, oscille, sinusoïde reflet de mon temps qui s'écoule. Y trouvé-je mon compte ? Écrire me plait assez. Oh, c'est bien inégal et sans fil conducteur. Espace semi-public au contenu privé. J'y écris mes peines, mes joies, mes émotions, mes goûts, mes sensations, mon vécu, ma vie. J'y cite des auteurs, présente de la musique. Les langues s'y mélangent. Internationalisation.
J'ai toujours pensé arrêter un jour anniversaire...
Peut-être vais-je continuer. Anonyme page personnelle perdue sur l'immense toile, coque de noix, radeau de fortune. Elle est un miroir dans lequel je ne me mire jamais. Elle est une trace, un souvenir, anecdotes d'existence. Sans consistance, sans rythme, sans valeur, sans recul. Elle reste encore et toujours cette histoire écrite par un idiot, pleine de bruit et de fureur qui ne signifie rien. Elle est un exercice, un arrêt sur image, une pause quotidienne. Un moment de détente, un instant d'analyse, un regard sur moi-même. Elle est moi et elle ne l'est pas. Elle est le moment ou je m'arrête. Elle est l'instant repli. Autodérision ? Autosatisfaction ? Autosuffisance ? Auto, auto, auto... 562 articles aujourd'hui. Mysanthropie.