article n°1/9
le 26/06/2006 à 21:34
mes idioties
Liberté chérie, que j'idolâtre, que j'éxècre. Liberté, ta mère. Liberté mon cul. Liberté pour un temps, pour une style, pour un lieu. Une lieue de liberté et je risque à pleurer. J'ai des brassards dit-elle, ironie, et cynie. Liberté, mon idiote. Ma profane, égérie, je te montre du doigt, accusation majeure, ton nom m'indiscipline.
Liberté d'attention, liberté d'intention, rien n'est fait, rien à faire. J'uppercute aujourd'hui les crises de foi passée, les dames blanches convaincantes. Promesses à volonté de libre conversion, de libre conversation. Des vœux de liberté. Rester aussi longtemps que je le voulais, si le voyage avait simplement pu me garder...
article n°2/9
le 25/06/2006 à 04:34
mes idioties
Je n'ai plus d'énergie, ni de mots, ni de phrases. Je n'ai plus d'idées non plus. À cours d'arguments et de vocabulaires, à cours de sens perdus. Je n'ai pas le temps ou plus le courage et je m'éloigne discret. Je prends part à l'ennui. J'interime. Je regarde autour de moi et je vois des passés déliquescents, oppressants, des présents qui s'invitent, de futurs qui viennent vite. Trop vite. Des hiers qui s'oublient. Des demains déjà hiers. Dés aujourd'hui. Et ce soir, je suis triste. Je solitude. Le triste est dans ma tête, à côté du réel, du bonheur sous-jascent. Je suis un homme heureux qui s'invente des misères, des situations de drame, des complexes d'existence. Et je tremble d'effroi à la vision sordide de mon portrait de papier. Glacé, maché, de verre. Des raisons, déraison, activent mes voix du vide. Invitation suprême à détruire mes acquis. En toute sérénité, je déconstruis, évite. Trop vite. Je gèle les situations, stand-by autoproduit. Je catharsise mes chaînes. Ma liberté s'inscrit en lettres noires sur noir, sur des fonds gris, saoul, gris. Elle me semble lointaine. J'ai des envies d'ailleurs, des intentions oisives, ce soir ou rien n'est dit. À côté ou avec ? En suspens de soirée. Et je n'ai d'autre recours que de m'égarer plus. M'enliser plus avant dans ma prose délictueuse, tortueuse et tortureuse. Sentir les mots me battre. En bourrasque amicale, me rappeler à l'ordre. Ordre de me taire et de me dire content. Et d'y croire vite. Très vite. Demain, comme d'habitude, j'aurai tout oublié. Schizophrène à l'écoute, je serai soulagé. De soupapes alcooliques en soupapes littéraires, me sortir de ma tête qui se plait d'inutiles. Et reprendre une activité anormale... Allez les blés.
article n°3/9
le 22/06/2006 à 00:59
les mots des autres
article n°4/9
le 21/06/2006 à 23:59
mes idioties
... dans ma paperasse administrative... C'est tellement rare que je le note pour me souvenir que ça a pu arriver...
Ah ! Et puis bonne fête de la musique. Do, ré, mi, fa, solstice d'été.
article n°5/9
le 17/06/2006 à 11:05
in the afternoon
Cees Krijnen, in collaboration with Freudenthal-Verhagen, Jason Wallis-Johnson & Oscar Süleyman - 2004
article n°6/9
le 15/06/2006 à 11:18
les mots des autres
"Quand on s'est connus, ma femme et moi, on était tellement timides tous les deux qu'on n'osait pas se regarder. Maintenant, on ne peut plus se voir !
Je connais un monsieur, c'est un auto-stoppeur professionnel. Il lui est arrivé un accident de travail... il a perdu le pouce !
J'ai un copain, il est pilote d'essai... enfin, il ne l'est pas encore ; pour l'instant, il essaie d'être pilote !
Je n'aime pas être chez moi. A tel point que lorsque je vais chez quelqu'un et qu'il me dit : "Vous êtes ici chez vous", je rentre chez moi !
Moi, lorsque je n'ai rien à dire, je veux qu'on le sache !
Monsieur, ce que j'admire en vous, c'est que vous avez le courage d'être vous-même ; avec tout ce que cela comporte de ridicule !
Mon pied droit est jaloux de mon pied gauche. Quand l'un avance, l'autre veut le dépasser. Et moi, comme un imbécile, je marche !
C'est pour satisfaire les sens qu'on fait l'amour ; et c'est pour l'essence qu'on fait la guerre.
Si Dieu n'est pas marié, pourquoi parle-t-on de sa grande Clémence ?
Si ma femme doit être veuve un jour, j'aimerais mieux que ce soit de mon vivant."
Raymond Devos
article n°7/9
le 08/06/2006 à 00:21
mes idioties
Un joyeux anniversaire à la petite Lora qui fête ses 2 ans aujourd'hui. Le petit bout de choux grandit, grandit, grandit, grandit. Je la revois encore haute comme trois pommes le premier jour de son existence, l'œil vif, observateur, scrutant le monde, scrutant tout le monde. Et je demande à sa maman de l'embrasser bien fort pour moi.
article n°8/9
le 04/06/2006 à 20:35
mes idioties
Par à peu près, recours en disgrâce d'un temps au déclin. J'applaudis à tout rompre des semaines au dehors. Je n'ai rien vu, rien fait, rien décidé. Inactif trop occupé. Je continue à détester certaines situations, à me déraisonner encore. Je cherche - et trouve - la mélancolie au détours de l'errance. Je mobilise mon peu d'énergie à ravitailler mon mal-être comme un fait exprès. J'alimente, je nourrie la bête... Elle grandit, superbe. Elle aime ma masochiste silhouette. Peu exigeante, elle ne demande qu'une alimentation décente, déséquilibrée, entre 11,5 et 43 degrés.
Non, je fabule. Tout cela n'est qu'écrit, gravé là, même pas... Poignardé. Je difficile mon cas dans des relans d'ancien, je crois vivre encore des moments difficiles... Petit malheureux, à se plaindre du bonheur.
Je descends, circonspect, dans des souvenirs obscurs ou j'écrivais ma peine aussi vite qu'on l'annule. Nul. Bis repetitae. De nouveau dans la trouille... Angoisse suprême de l'engagement. Je paralyse, mal-analyse, maladise. J'ai peur. Peur de me planter, de ne pas faire les bons choix, de perdre, perdre, perdre quoi au fait ? Ici, environnement tranquille, j'ai toujours pensé n'emmener que ce que pouvait contenir mon automobile... Au cas où. Retour forcé, provoqué ? Pas de multiples voyages, ni trop d'allers-retours. Aujourd'hui, autre temps. Un an. Et le grand saut approche. N, je, nous, allons déménager. Plus de pirouette, plus de retour at-home, plus de tout-tient-dans-ma-voiture. Le projet est autrement plus démentiel. Je range l'instable, le torturé au fin fond de l'oubli, je sors ma panoplie d'adulte accompli et je crois en demain. Je suis l'homme solide et fort, le maître de ce jeu.
Sauf que ce n'est pas un jeu... Et le vin égare l'erre. Le vin emplie le verre. Celui que je bois, là, tout de suite, pour exorciser l'insoupçonnable pression qui m'absurde d'idées fausses. J'ai beaucoup changé, je crois. Je pense avoir grandi. J'ai rompu mon pacte avec mes fantômes, corrompu mes démons. Maintenant soldés à ma cause, frêle et naïve, de celui qui reste toujours né-de-la-dernière-pluie. J'exorcise, oui, je libère... Je soulage ma petite tête égoïstement cocotte-minutée. Minute instant pression, minute instance percluse. J'auditionne mes intentions une à une, ne leur laisse pas de choix. Je - me, nous - dois de savoir ce que je veux, ou je veux aller et ce que je veux faire.
Je ne crois pas avoir fini de me tourmenter. Le tourment est une option que j'ai pris sur l'existence il y a très longtemps. Tellement ancré, là, au plus profond, que je ne sais pas vivre sans. Vilaine habitude qui taraude et ronge, érode la plus redoutable volonté.
Allez ! Tout va pour le mieux, et demain annonce beau. Il n'y a pas lieu de ne pas en profiter.
Merci.
article n°9/9
le 03/06/2006 à 00:59
mes idioties
Longtemps sans un mot, longtemps d'absence, longtemps de rien à faire. La vie et ses humeurs, ses senteurs de prix verts. Je ne me soucie pas, je longe mes perspectives à l'abandon du temps. Et les mots de travers, qui refusent, qui ne fusent...
Je vais bien, tout va bien, no comment.
À bientôt, j'aime ici.