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article n°1/12
le 28/06/2007 à 22:47
mes idioties

Des mots pour me bannir

À l'horizon merdique qui se perd à mes miasmes
À mes fadaises hideuses qui roucoulent de plaisirs
À mon intelligence née de débile profond né
Je crie dans un ruisseau de bile à l'étranglé
Je dis des mots de chiottes qui détestent et qui mentent
J'hurle aux maudits ma haine et mon âme dérangée
Je violente ma raison satiété pourriture
Je désespère et chie et encule et dégueule
J'ai le noir étendard liberté putréfiée
J'ai la liberté seule j'ai la liberté veule
Le pire des gros tarés étoile damnée du pire
Inconscience absolue dormir me contenter
Affamé maladif peur de rien fou à lier
Peur de tout assoiffé alcool dégénérer
commas profonds m'abusent me dévorent et m'oublient
Exister et bouffer une chatte un cul bien mûr
Exister et sentir une bouche sur ma blessure
Amant d'un gout divin mon sexe une aventure
Je m'éclaire à l'orgasme d'une liqueur qui m'apaise
Je boirais toutes les femmes si j'en avais le temps
Si elles étaient d'accord si le monde était sexe
Il suffirait de rien pour qu'on soit nus amants
Je me rêve pornographe et baiseur permanent


article n°2/12
le 27/06/2007 à 20:13
mes idioties

Vendre la peau de l'ours

J'ai si peu d'emprise, j'ai si peu d'entreprise, j'ai si peu de pouvoir et j'ai tant de faiblesses. J'ai comme un arrière gout de demain qui fait peur. Âpre, amer, fielleux, fébrile, involontaire. Je me sens fort, résistant, courageux et capable mais je ne sais pas nager. Noyé entre deux eaux de ce monde inconnu, inapte à être sociable. Je panique, je bégaie, dis tout et son contraire, mon ambition en berne. Je n'ose pas.

Je reste à me morfondre dans des jobs mal payés, mal-heureux, mal-venu. Comme une sécurité, je choisis des emplois sous-qualifiés, futiles. J'ai peur de ne pas savoir et peur de me planter. Je voudrais réussir, travailler heureusement, être fier, épanoui. Mais j'ai l'échec bloquant, depuis toujours, bloqué. Je pourrais essayer mais le pas à franchir me coute mon énergie. Alors je ne préfère pas. Je louvoie, misérable, de smic en assedic et je vieillis mes chances. Demain, trop tard, sans doute, pour me réveiller et j'aurais le regret immonde de la lâcheté.

J'ai quitté mon emploi, dernier sursaut d'orgueil, car je n'en pouvais plus de l'entravage moderne. Je m'évade dans mes rêves, prisonnier dans ma vie. N'ai rien d'un bâtisseur. Repartir de zéro, mon leitmotiv perso. Zéro, zéro, zéro. C'est de plus en plus dur, mon complexe amplifié. Inquisiteur d'envies que je ne sais assouvir. Je repars à l'assaut de mes fantômes de merde, mes sommets d'anxiété.

Abasourdir les autres, m'abasourdir moi-même, me digérer de fait. Voir l'inactivité comme une chance de re-faire. Comprendre enfin l'entour, en jouer, et me distraire. Ne plus mourir d'ennui 35 heures par semaine.

À cette heure du soir pâle, je mesure l'étendue de ma misère, banal. Pathétique, pitoyable. Mon ordinaire filant, quotidien pourrissant. Je suis fatigué de me battre contre mes moulins à vent. Ma tête à plein régime pour ne rien inventer, juste détruire, obscurcir, gangréner, défalquer. J'ôte le peu d'espoir que j'élabore parfois au détours d'un jour rose. Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Je ne saurai jamais. Être celui qui avance, option aventurier, sans peur et sans reproche, vainqueur, riche et célèbre, pompier ou ingénieur.

Mes rêves d'enfant, vendus, comme cette peau de l'ours que je ne tuerai jamais.


article n°3/12
le 26/06/2007 à 00:14
mes idioties

Mon landerneau.

Elle est belle et princesse. Magique et magnifique. Le don de m'évanouir, le don de m'épanouir. Et réciprocité. Des demains plein la tête. Elle m'enivre et m'excite. Je la dévore des yeux et la séduis du corps. Nos temps sont voluptés et plaisirs infinis. Perpétuels. Jouissances, cœurs et désirs. Extases, cris et caresses. Le sexe, art de se plaire. Le sexe, amour d'aimer. Plus de doutes, plus de craintes. Plus de libidos mortes. Plus d'anti-héroïsme, de quotidien borné. Plus de spirale aveugle, de complaisance peureuse. Plus de complexe du pire. Et tellement plus facile, tellement plus fantaisiste, tellement plus spontané. S'aimer depuis deux ans et s'aimer à nouveau. Parfois la vie est simple. Comme l'espoir et l'avenir. Il suffit de si peu. Euphorie. J'ai la douce folie d'un amoureux transi. Et ma joie contagieuse. Tout a changé, tout est neuf. Tout est arrivé...

Et tout peut arriver !


article n°4/12
le 21/06/2007 à 23:29
mes idioties

Et ma tête... Alouette

Alouette, gentille alouette. Alouette, je te plumerai.

La liberté bat ses cils, la raison abat ses cartes, l'avenir bat le rappel. Te souviendras-tu demain de ce jour à l'obscur ? Te tendras-tu enfin vers plus de mansuétude ? Auras-tu aptitude à convenir... Concevoir ? Sourire comme un oubli, sourire comme un suffire. Imaginer encore, stérile et arbitraire, et laisser croire, peut-être... I stare at the window, stare at the window, waiting for the day to go. Peut-être m'en remettre à un futur prétérit, déliquescent d'accord, mais futur immédiat, qui épuise mes ressources mais consolide mes ruines. Où le passé s'oublie et le rêve s'idéale. Et le monde s'idyllise, doucement, assurément. Oui ? d'accord ? Où ? Quand ? Comment ?

Alouette, gentille alouette. Alouette, je te plumerai.

Un silence. Un murmure... Et stridence, brouhaha. Le vent tourne, tout s'agite. Je précipite, m'excite. Je ne comprends plus rien, spectateur malgré moi. Je succombe aux nouvelles, apprends à mes dépends et j'écoute et encaisse, tétanise et délire. Beau discoureur et belle cause, je promet l'incroyable et invite l'intenable. Je me suis sur et confiant et je ne mens même pas, persuasif, persuadé, je ne veux pas finir là. Là ? Maintenant ? comme ça ? Non. Pas d'accord. Où ? Qui ? Quoi ? Comment ? ...

Alouette, gentille alouette. Alouette, je te plumerai.

Peut-être nous arrêter. Réfléchir. Nous poser. Imaginer. Quel demain pour quelle vie ? Quelle connivence, quelle fantaisie ? Se surprendre, s'évertuer, se sourire à la vie. Se suspendre à nos êtres, se soutenir à nos âmes, se tuteurer l'affect et s'écouter le cœur. Ne jamais s'oublier. Jamais. Être toujours ensemble, toujours. Et y croire, croire encore, croire tellement, tellement plus. Plus qu'hier, aujourd'hui, demain ou après-demain. Hier ? Avant-hier ? mardi dernier ? jeudi ? Ou un autre soir, jadis...

Alouette, gentille alouette. Alouette, je te plumerai.

J'ai comme un autre sens, aux relancs d'interdit, qui me fait lire l'avenir. Des bribes de ressentis de jours pas accomplis. Et je vois des choses moches, ou roses, ou perpétuelles, et je vois des conneries. Je vois des horoscopes clasher des moments justes, je vois des moments pires affronter mes désirs, je vois des autres-temps décider d'autres-lieux. Je vois des autres-moi. J'hallucine ma peine, je déconstruits mon règne, je perpétue mes risques... Je stimule, désintègre au gré de mes fantasques ! N'ai rien... À pleurer.

Alouette, gentille alouette. Alouette, je te plumerai.

Je ne me vois pas arrêter ma déviance... Je ne me vois pas arrêter d'être ailleurs. Je ne me vois pas renoncer... À mes instants d'éternité. Je décevrai encore, apitoierai sans doute et ferai triste mémoire. Je serai pire encore. Fou-à-lier, miséricorde, fuyant, maladroit, hostile, tellement-con, tellement moi...

Et j'épuiserai l'amour.

Alouette, gentille alouette. Alouette, je te plumerai.


article n°5/12
le 20/06/2007 à 20:19
mes idioties

Nouveau départ ?

Le point d'interrogation n'est là que pour conjurer le sort qui s'acharne.


article n°6/12
le 19/06/2007 à 20:10
mes idioties

Avec ou sans moi.

Je suis au jardin et je suis triste. J'y suis seul et ce lieu me perturbe. Comme un trompe l'œil des temps passés qui nous voyaient printemps, été automne hiver, construire un avenir sur la base de ces terres. Choisir les plantations, sélectionner nos gouts, inventer une terrasse et construire les parterres. Délimiter le peu et nous l'approprier. Nous inventer. Parfaire.

Je le cultive encore et m'accroche à sa vie. Mais son âme est parti. La nature prend ses aises et je suis envahi. Remettre en cause encore. Les doutes ont assaillis et j'ai beau désherber, la faille est gigantesque. Ce monde, le mien, qu'elle a déjà quitté. Cette vieille maison toute moche, que j'aimais habiter. Elle n'est déjà plus là. Prégnance d'un vide aimé. Ses rêves construisent ailleurs. Avec ou sans moi et je n'ai qu'à trancher.

J'ai dit oui pour un temps, pour pouvoir réfléchir. La panique m'envahit, je suis terrorisé. Quel être vais-je offrir, quel être vais-je laisser. Quelle acte de rébellion. Quelle manière d'acquiescer. Quel choix de toute façon.

Elle a déjà choisi et ce sera là-bas... Avec ou sans moi.


article n°7/12
le 12/06/2007 à 23:22
mes idioties

À cœur ou à raison ?

Réfléchir, réfléchir encore... Elle se pose ma question.


article n°8/12
le 10/06/2007 à 04:22
mes idioties

Un samedi soir sur la terre

Je n'ai pas sommeil. Je ne dors pas. Je veille. Cette nuit est palliative. Rafraichissante et belle et le vin agréable. J'ai sauvé un oiseau, j'ai amusé mes nièces. J'ai revu de bons gens. Tout est bien à l'instant. Cet instant, cette seconde, loin de la crise d'angoisse. Mais je me sais fragile et je ne vais pas me coucher. Je préfère attendre. Levée du jour, levée du corps, un café au jardin. Ça va, avec ce juin, le jour ne va pas tarder. Cette nuit belle à faire peur. Je ronge mes doigts depuis deux heures. J'agite mes jambes, m'excite. Et je - re - bois du vin. Pas beaucoup saoul, pas eu l'envie ce soir. Légère ivresse, amère. Pas plus, pas moins, pas mieux. Mon téléphone se tait, apprend à me connaitre. Appels en dérangement. Il ne recommencera pas, s'excuse, est désolé. Sympathique symbolique. Schizophrénie à l'aise. Possibles actes manqués. J'arrête l'épreuve du mal, masochisme coutumier. Je suis grand maintenant.


article n°9/12
le 08/06/2007 à 22:06
mes idioties

Lettres à elles lisent

M

Jamais tout à fait remis. Jamais tout à fait guéri. Un jamais pour un toujours. J'ai beau faire, je n'y arrive pas. Je ne t'oublie pas. Je ne t'oublie tellement pas, qu'idéalisée, tu deviens espérance, maladive, incertaine, espérance. Et rappel de ce temps, belle année, ma meilleure année. Celle des touts offerts à mon appétit. Libération enfin des carcans, m'engonçaient. Libération, à l'essai. À l'essai d'extérieur, à l'essai d'autres lieux, à l'essai vivre ailleurs. J'ai cru, j'ai voulu croire. J'ai cru possible, concevable, envisageable. J'ai touché le rêve, la maison du bord du parc, la pendule des amants. J'ai lié ma cause perdue à du perdu d'avance. Et je regarde cruel, what I mean. No result.

N

Tant d'amour dans tes yeux. Et tant de déceptions. Je me suis joué de toi, t'es largué trente mille fois. J'ai cru pouvoir agir comme bon je le semblais. Et aujourd'hui, j'ai peur. Je te sens loin, trop loin. J'ai besoin, te sentir, te toucher, savoir être. Je t'aime à mes dépends. Et je suis comme un roi. Je t'offre mon royaume, c'est à dire trois fois rien, j'ai peur que tu te lasses, j'ai peur que tu m'oublies. J'ai peur que tu te dises que ce temps est fini. En prière, je te demande de rester un peu plus. T'envahis, te pourchasse. Je te veux pour longtemps, je suis bien avec toi. Heureux, peut-être, enfin. Mon amour d'aujourd'hui, de demain, d'après-demain. Et je te proposerais bien de le faire ce gamin.

O

Tu seras Olive, Odile, Orianne, Origami. Tu seras O, tu seras eau. Je me noierai d'espoir, de bonheur retrouvé. Je plongerai volontiers. Et me laisserai baigner de grâce et certitude, d'un temps à reculons à l'avance raccourci. Je saurai être enfin. Autre qu'imbécile de moi, imbu et personnel, malheureux et conscrit, dilettante, associable. Qui se plait à la plainte. Qui rit à la croissance, qui se moque et provoque. Mal-aimé, mal-aimant. Ambition désastreuse et l'esprit du tout-venant. Glauque attitude ce soir qui attise ma peine. Encore. Complainte, complaire dans l'absurde volontaire. Je m'aime à cette heure morne, je resplendis mon sombre, mon œil, ma silhouette, mon âme, mon étincelle. Noir, mon ensemble de malheur, noir mon attitude, noir mon gout des autres.

P

Partir ? Perdre ? Pendre... Profiter. Pouvoir... Paranormer ? Porter ! Parce que. Peut-être. Parait-il. Pavoiser. Perrorer. Pair, père, papa, pauvreté. Pourriture, pitance, pendaison. Pis allé, paumé, perpendicularité... Perplexité !.. Pavoiser, peut-être. Possibilités, puissances, paradé ? Parabellum, pistolet, postulat, psychiatrie. Par, peur, pire, pore, pur. Prendre, pourrir, parvenir. Puer, parfumer, pestilentier. Politiser, potentat, protéger, permuter, paraphraser, potentialiser. Penser, permettre, pêcher. Patoiser, polémiquer, paraitre.


article n°10/12
le 07/06/2007 à 22:24
mes idioties

regenesis

Téléphone. 21h00. Peu de sonneries, je répond, vite. Rappel des appels du début. Voix qui rassure, qui émoustille. Voix qui emporte, voix qui fait... Être. Naitre. Renaitre. Ce qu'on entend entre les mots, ce qu'on image, ce qu'on fantasme. Ce qu'on aime et qui imprègne. Un peu d'une voix qui régénère.

Loin des yeux, tout près du cœur