
dormir, rêver, régénérer

pleurer, crier et grimacer

pauser, tenir ou basculer

regarder, comprendre, apprendre
grandir
"it is a tale told by an idiot, full of sound and fury signifying nothing."
Inspirer. Regarder, gouter, sentir, toucher, entendre. Dehors l'orage gronde, le sentir dans ma chair. Et ne plus dériver. Loin des peurs, loin des pleurs, expirer. Hors des lieux mystérieux où rien ne bouge jamais. Sur cette terre pas d'immuable. Jamais. La route est déserte à cette heure de la nuit et la fenêtre close. L'ouvrir en grand, ressentir le tonnerre. L'esprit est endormi, seuls les sens s'activent à l'unisson de rien. Ne pas me compromettre, ne rien imaginer. Laisser faire cet orage, pouvoir l'apprivoiser. Mais je ne suis pas de l'étoffe dont on fait les héros, non, vraiment pas. Je n'ai pas la prétention de snober l'univers. Couard, faible et sans art. C'est juste que je ne dors pas, je me prend à rêver.
article n°1/492
le 15/05/2009 à 13:18
in the afternoon

dormir, rêver, régénérer

pleurer, crier et grimacer

pauser, tenir ou basculer

regarder, comprendre, apprendre
grandir
article n°2/492
le 13/05/2009 à 10:27
les mots des autres
"Gouvernements du monde industriel, géants fatigués de chair et d'acier, je viens du cyberespace, nouvelle demeure de l'esprit. Au nom de l'avenir, je vous demande, à vous qui êtes du passé, de nous laisser tranquilles. Vous n'êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous n'avez aucun droit de souveraineté sur nos lieux de rencontre.
Nous n'avons pas de gouvernement élu et nous ne sommes pas près d'en avoir un, aussi je m'adresse à vous avec la seule autorité que donne la liberté elle-même lorsqu'elle s'exprime. Je déclare que l'espace social global que nous construisons est indépendant, par nature, de la tyrannie que vous cherchez à nous imposer. Vous n'avez pas le droit moral de nous donner des ordres et vous ne disposez d'aucun moyen de contrainte que nous ayons de vraies raisons de craindre.
Les gouvernements tirent leur pouvoir légitime du consentement des gouvernés. Vous ne nous l'avez pas demandé et nous ne vous l'avons pas donné. Vous n'avez pas été conviés. Vous ne nous connaissez pas et vous ignorez tout de notre monde. Le cyberespace n'est pas borné par vos frontières. Ne croyez pas que vous puissiez le construire, comme s'il s'agissait d'un projet de construction publique. Vous ne le pouvez pas. C'est un acte de la nature et il se développe grâce à nos actions collectives.
Vous n'avez pas pris part à notre grande conversation, qui ne cesse de croître, et vous n'avez pas créé la richesse de nos marchés. Vous ne connaissez ni notre culture, ni notre éthique, ni les codes non écrits qui font déjà de notre société un monde plus ordonné que celui que vous pourriez obtenir en imposant toutes vos règles.
Vous prétendez que des problèmes se posent parmi nous et qu'il est nécessaire que vous les régliez. Vous utilisez ce prétexte pour envahir notre territoire. Nombre de ces problèmes n'ont aucune existence. Lorsque de véritables conflits se produiront, lorsque des erreurs seront commises, nous les identifierons et nous les réglerons par nos propres moyens. Nous établissons notre propre contrat social. L'autorité y sera définie selon les conditions de notre monde et non du vôtre. Notre monde est différent.
Le cyberespace est constitué par des échanges, des relations, et par la pensée elle-même, déployée comme une vague qui s'élève dans le réseau de nos communications. Notre monde est à la fois partout et nulle part, mais il n'est pas là où vivent les corps.
Nous créons un monde où tous peuvent entrer, sans privilège ni préjugé dicté par la race, le pouvoir économique, la puissance militaire ou le lieu de naissance.
Nous créons un monde où chacun, où qu'il se trouve, peut exprimer ses idées, aussi singulières qu'elles puissent être, sans craindre d'être réduit au silence ou à une norme.
Vos notions juridiques de propriété, d'expression, d'identité, de mouvement et de contexte ne s'appliquent pas à nous. Elles se fondent sur la matière. Ici, il n'y a pas de matière.
Nos identités n'ont pas de corps; ainsi, contrairement à vous, nous ne pouvons obtenir l'ordre par la contrainte physique. Nous croyons que l'autorité naîtra parmi nous de l'éthique, de l'intérêt individuel éclairé et du bien public. Nos identités peuvent être réparties sur un grand nombre de vos juridictions. La seule loi que toutes les cultures qui nous constituent s'accordent à reconnaître de façon générale est la Règle d'Or. Nous espérons que nous serons capables d'élaborer nos solutions particulières sur cette base. Mais nous ne pouvons pas accepter les solutions que vous tentez de nous imposer.
Aux États-Unis, vous avez aujourd'hui créé une loi, la loi sur la réforme des télécommunications, qui viole votre propre Constitution et représente une insulte aux rêves de Jefferson, Washington, Mill, Madison, Tocqueville et Brandeis. Ces rêves doivent désormais renaître en nous.
Vous êtes terrifiés par vos propres enfants, parce qu'ils sont les habitants d'un monde où vous ne serez jamais que des étrangers. Parce que vous les craignez, vous confiez la responsabilité parentale, que vous êtes trop lâches pour prendre en charge vous-mêmes, à vos bureaucraties. Dans notre monde, tous les sentiments, toutes les expressions de l'humanité, des plus vils aux plus angéliques, font partie d'un ensemble homogène, la conversation globale informatique. Nous ne pouvons pas séparer l'air qui suffoque de l'air dans lequel battent les ailes.
En Chine, en Allemagne, en France, en Russie, à Singapour, en Italie et aux États-Unis, vous vous efforcez de repousser le virus de la liberté en érigeant des postes de garde aux frontières du cyberespace. Ils peuvent vous préserver de la contagion pendant quelque temps, mais ils n'auront aucune efficacité dans un monde qui sera bientôt couvert de médias informatiques.
Vos industries de l'information toujours plus obsolètes voudraient se perpétuer en proposant des lois, en Amérique et ailleurs, qui prétendent définir des droits de propriété sur la parole elle-même dans le monde entier. Ces lois voudraient faire des idées un produit industriel quelconque, sans plus de noblesse qu'un morceau de fonte. Dans notre monde, tout ce que l'esprit humain est capable de créer peut être reproduit et diffusé à l'infini sans que cela ne coûte rien. La transmission globale de la pensée n'a plus besoin de vos usines pour s'accomplir.
Ces mesures toujours plus hostiles et colonialistes nous mettent dans une situation identique à celle qu'ont connue autrefois les amis de la liberté et de l'autodétermination, qui ont eu à rejeter l'autorité de pouvoirs distants et mal informés. Nous devons déclarer nos subjectivités virtuelles étrangères à votre souveraineté, même si nous continuons à consentir à ce que vous ayez le pouvoir sur nos corps. Nous nous répandrons sur la planète, si bien que personne ne pourra arrêter nos pensées.
Nous allons créer une civilisation de l'esprit dans le cyberespace. Puisse-t-elle être plus humaine et plus juste que le monde que vos gouvernements ont créé."
Davos (Suisse), le 8 février 1996.
John Perry Barlow, Cognitive Dissident Co-Founder, Electronic Frontier Foundation
Home (stead) Page: http://www.eff.org /~barlow
article n°3/492
le 04/05/2009 à 23:27
mes idioties
48 centimètres
2 kilos 630 grammes
Ma fille est née
Elle s'appelle Aouregan
article n°4/492
le 19/04/2009 à 12:15
mes idioties
Ma fille a décidé d'attendre un peu.
Alors tout va pour le mieux.
Bon dimanche
article n°5/492
le 12/04/2009 à 01:32
mes idioties
Ristaurante
Alegria
Une reblochonne, une entrecôte,
À la santé de nous trois
J'ai peur, moi aussi, tu ne trouves pas
Tendue, la miss, tendue
La peau du ventre est tendue
Exercices
Respirations
Sueurs
Froides
On mange vite ?
On bouge !
Bouteille vide
Et Anxiété
Hospital,
Sonner.
Sonnée
Allongée
Monitorée
?
¿Que pasa aquí?
Déterminer
Non-inquiéter
Sage-
Femme
Médecins
Hop !
Au lit
Ne plus bouger
Échographie.
-Roule, papa, Roule-
Apporte le condensé
Clope sur clope
À l'inquiété -
Soucis
Ouverte
Et transférée
34 semaines
Hum... Pas assez
5% Risque
5% Crainte
Ambulanciers
Auf wiedersehen
En pleurs et perfusée
article n°6/492
le 31/03/2009 à 13:10
mes idioties
mars :: nada
article n°7/492
le 03/02/2009 à 18:54
mes idioties
Au chaud dans le ventre de N, rassurant, doucereux. Univers éthéré. Symbiose. Alimentée. Harmonie souveraine et les heures qui s'enchainent jusqu'à ce prochain jour.
Un sixième mois commence, et bientôt plus que trois.
Futurs parents opèrent. Font des choix, tergiversent. Une belle couleur de chambre, un prénom pour la vie, un parrain, une marraine, concepts éducatifs.
Pendant que toi, tu vis, te prépares et grandis.
Je t'imagine déjà et aussi m'impatiente. Je te sens qui t'agite. De l'autre côté du ventre. De parent, le statut, la fonction et l'assise. De parent, le fragile, le fébrile, l'inconnu.
Bientôt tu seras là et N sera maman. Bientôt tu seras là et je serai papa.
Je t'ai entre-aperçu lors des échographies. Conservé précieusement quelques photographies. Tu vas bien, tu es belle, je le sais aujourd'hui, tu es ma petite fille, ma princesse, ma chérie.
Avenir en devenir. À venir naitre au monde.



article n°8/492
le 06/11/2008 à 14:50
mes idioties
Novembre prémisses d'hiver. Novembre anniversaire. Novembre scelle des naufrages. Novembre, et des courages. Un ami qui s'égare quand un ventre s'arrondit. Novembre briseur d'espoir. Novembre, annonce de vie. Du bonheur pour les uns, qui pique un peu les yeux, quand d'autres passent aux actes et démissionnent le jeu. Aux constats d'impuissance qui déraisonnent d'échecs se substitue le geste, solitude, disparaitre. Et personne n'aurait su. Pendant combien de temps ? D'autres priorités. Étaient innocemment.
Des dates changent l'existence. Instants bouleversements. Ou tout bascule tangible, le meilleur et le pire. Et jamais à l'abri de l'arbitraire des choses. Un jour je serais papa, et un autre, orphelin. Paternité d'espoir et d'envie de construire, une famille, une confiance, un nid douillet pour - lui -. Je suis serein, je crois, tout prêt à l'accueillir et je redoute aussi.
Des moments d'euphorie quand le bonheur me croise, me toise et me sourit. J'ai plaisir, je m'éclaire et je bombe le torse. Je n'ai plus tellement peur. Je change en profondeur.
Et mon pote en déroute. Se traine dans sa carcasse. 28 cachets trop tard pour rire et plaisanter. Il voulait s'en aller comme s'endormir de vivre, musique dans la tête et la tête apaisé. J'ai tronqué son sommeil, j'ai abdiqué sa nuit, j'ai appelé son réveil. À l'hôpital maintenant, au milieu des maudits, tragique convalescence. Et ne plus croire du tout quand la camisole force, à marcher nu, fragile. Et - être désespéré - Et sentir déjanter son corps comme une absence.
J'ai le fantôme ingrat, horrible, dégénéré. Il s'immisce encore trop dans mon - in - entité. À l'affut, comme de juste, il sonde mon désespoir. Il draine, comme un seul homme. Il égoïste ma vie. J'attends encore à voir si tout est comme j'envie. Je veux que tout soit tel, que mon pote aille bien mieux, que mon bébé arrive et que N soit heureuse. Je veux de belles lumières pour mon monde et les miens, je veux de beaux enfants, de bons parents. Ou rien. Je veux des amis - chouettes - des gens à vivre, à rire, à pleurer, à penser, à aimer, à nourrir. Et je veux que la fête soit la vie intégrale, celle que j'aime et passionne et libère et défend.
Je veux moquer novembre et rire à son insu.
Je veux moquer novembre et rire à son issue.
article n°9/492
le 29/10/2008 à 01:47
mes idioties
Théoriser la descendance... Ou descendre la théorie ?
article n°10/492
le 16/10/2008 à 16:26
mes idioties
Je me suis crée un drôle d'univers. Je ne décide rien. Je psychodrame mes jours et psychosomatise mes nuits. je fais confiance à l'inintelligible, alchimie régressive qui me pousse à disparaitre. Je ne me conçois plus - seul - abnégation du néant. J'ai peine à déchiffrer. Je remets en cause. Je combats. Trop de je-crois-être et plus de je-suis. J'erre dans ce monde, tel un pantin, en dérive, en abstraire.
J'obéis. Me plie aux directives - m' - imposées. J'ai tout oublié. Mes rêves, mes fantômes, mes devenirs. tellement souvent décrit, tellement souvent jugé. Croyance au bord du ça... Et l'ego chute et lutte. Ma maladie, une chose, et la vie est une autre. Absorber l'une en l'autre. et croire que tout va bien. Pour un remède content, comptant... Cash (et l'entropie heureuse...) sénile-t-il.
Et je regarde dehors, et vois tellement plus loin... Pourquoi n'y irai-je-pas ? Anonyme, pantomime, à l'écoute du si, du la. Regarder, exister. Regarder, croire comprendre. Regarder, décider. Tailler la route au gré des paysages, fantaisie, amnésie... Imaginer refaire. Imaginer surprendre. Imaginer penser, et vivre et laisser vivre... Sans souffrance, sans vergogne, et sans qu'en-dira-t-on... yeah.
Et un jour... lynché, détesté, oublié, je me retournerai. Et je verrai tout ça. Je dirai non encore. Fil conducteur jamais rogné, pas d'attache, pas d'origine, pas d'ancêtre... Je vais ou mon cœur me porte, ou il me mène. Je ne chanterai jamais l'hymne national, ni ne combattrai pour la patrie. Je n'aime pas plus la france que le reste du monde et m'en moque et rigole.
Me moquer... le dernier lisier. Je détesterai toujours un pays qui se revendique d'un drapeau ou d'un hymne.
Terrien sur un monde sans frontières.
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Le 11 juillet 2004, jour de désœuvrement, quelque peu désorienté, je couchais mes premiers mots sur ce cyber-espace. Espace qui me ressemble, sans décors, artifices. Structuré, catégorisé, daté. Ces cadres-repères que je bouscule souvent évitent aux pauvres phrases de tituber de trop. Vascille, oscille, sinusoïde reflet de mon temps qui s'écoule. Y trouvé-je mon compte ? Écrire me plait assez. Oh, c'est bien inégal et sans fil conducteur. Espace semi-public au contenu privé. J'y écris mes peines, mes joies, mes émotions, mes goûts, mes sensations, mon vécu, ma vie. J'y cite des auteurs, présente de la musique. Les langues s'y mélangent. Internationalisation.
J'ai toujours pensé arrêter un jour anniversaire...
Peut-être vais-je continuer. Anonyme page personnelle perdue sur l'immense toile, coque de noix, radeau de fortune. Elle est un miroir dans lequel je ne me mire jamais. Elle est une trace, un souvenir, anecdotes d'existence. Sans consistance, sans rythme, sans valeur, sans recul. Elle reste encore et toujours cette histoire écrite par un idiot, pleine de bruit et de fureur qui ne signifie rien. Elle est un exercice, un arrêt sur image, une pause quotidienne. Un moment de détente, un instant d'analyse, un regard sur moi-même. Elle est moi et elle ne l'est pas. Elle est le moment ou je m'arrête. Elle est l'instant repli. Autodérision ? Autosatisfaction ? Autosuffisance ? Auto, auto, auto... 562 articles aujourd'hui. Mysanthropie.